Ligue des champions : à une semaine du choc, le PSG est-il prêt à défier le Barça ?

Le 16 février, le club de la capitale défie Barcelone en 8e de finale de la Ligue des champions. Est-il d’attaque pour ce premier sommet de la nouvelle année ?

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 Marc-André Ter Stegen, le gardien du FC Barcelone, et Marco Verratti se retrouveront le 16 février sur la pelouse du Camp Nou.
Marc-André Ter Stegen, le gardien du FC Barcelone, et Marco Verratti se retrouveront le 16 février sur la pelouse du Camp Nou. LP/Frédéric Dugit

Dans une semaine, c'est reparti pour le vertige des sommets, avec ce 8e de finale aller de la Ligue des champions à Barcelone pour le PSG. Depuis le 3 janvier, Mauricio Pochettino dirige l'équipe, avec huit matchs déjà sous ses ordres (six victoires, un nul, une défaite). La question brûle les lèvres : Paris est-il prêt pour son choc européen?

Une inconstance inexpliquée. De match abouti avec Paris, il n'y en a pas. Qu'il gagne et même lors de sa défaite à Lorient (3-2), une constante : le PSG, justement, n'a pas de constance. Il peut réaliser plusieurs bonnes minutes, comme son entame à Marseille, mener comme face à Brest ou Nîmes mais se faire trouer lors de contres rapides. Avec des attaquants plus huppés, voilà des matchs où le score n'aurait pas été le même. Avec Leo Messi ou Ousmane Dembélé, Barcelone a évidemment plus de talents offensifs que beaucoup d'équipes de L1.

« Je ne les trouve pas assez costaud, constate l'entraîneur Alain Perrin, encore à l'antenne pour la dernière sortie de la chaîne Téléfoot, dimanche. Contre Marseille, ils sont vite tombés dans la gestion. Ils laissent trop leur adversaire jouer. Dès que le PSG se relâche, n'importe qui peut le mettre en danger, c'est inquiétant. Ce n'est pas une question de système. L'équilibre, ils peuvent le trouver à quatre attaquants mais ils doivent en faire plus. Ils en sont capables. C'est un problème de volonté. En championnat, ils ne le font pas. Mais ils en ont sous le pied. Ils vont peut-être en montrer plus en Ligue des champions. »

Des individualités plus affûtées. Physiquement comme dans le jeu, certains cadres montrent une forme rassurante ou ascendante. Kylian Mbappé appartient à cette catégorie. « J'ai vu Marco Verratti faire deux, trois super tacles, se réjouit Alonzo. Je l'ai trouvé beaucoup plus posé, j'ai plus l'impression d'un vieux briscard, qui ne s'énervait pas trop. Marquinhos quand il est là, ce n'est pas la même équipe. Les gens me parlent de Neymar et de Marco mais pour moi, le meilleur joueur du PSG depuis six ans, c'est Marquinhos. J'ai trouvé enfin Kylian Mbappé beaucoup mieux en cannes. »

Des nerfs à maîtriser. Contre Barcelone, la maîtrise des nerfs aura des conséquences, comme dans tous les sommets où la gestion des émotions pèse autant que la tactique parfois. Depuis plusieurs rencontres, l'attitude de Leandro Paredes interpelle. L'Argentin vient contester toutes les décisions arbitrales, surtout si elles ne le concernent pas. « Si j'ai une seule inquiétude, c'est pour Paredes, observe Jérôme Alonzo, consultant pour la chaîne L'Equipe. J'ai toujours peur qu'il disjoncte dans un match important. » « J'avais déjà été très surpris par la manière dont ils avaient pété les plombes au match aller contre Marseille, ajoute Perrin. Dans les grands matchs, il faut du cœur mais aussi de la tête. Le self-control et la lucidité permettent souvent de répondre à la densité physique mise par l'adversaire. »

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Un manque de repères à compenser. « Il y a des joueurs extraordinaires dans les deux équipes, note l'ancien gardien du PSG. On a l'impression que ce sont deux équipes qui peuvent battre n'importe qui et perdre également contre n'importe qui. Elles se ressemblent. Mais ce que je pensais il y a un mois reste toujours valable : je laisse encore une longueur d'avance au PSG. Un 60-40 en faveur du PSG. » Pour Perrin, tous les défauts actuels peuvent servir le PSG. « Les Parisiens ne seront pas à 100 % sur le premier match, analyse l'ex-coach. Pochettino n'a pas encore eu le temps de tout mettre en place. Ce sera sans doute mieux au match retour (le 10 mars). Ils ne sont qu'à 80 % et c'est ce qui va leur permettre de ne pas arriver au Camp Nou en excès de confiance, ce qui n'est jamais bon. »

 
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