Lens-PSG (1-0) : le champion déjà au tapis !

Diminué par l’absence de sept joueurs touchés par le coronavirus, Paris s’est incliné ce jeudi soir contre une équipe lensoise opportuniste (1-0). Le PSG va devoir se remobiliser avant le choc contre l’OM dimanche.

Celle-là non plus, personne, ou presque, ne l'avait vu venir. Pas comme ça, en tout cas. Pas ici, chez un promu. Pas trois semaines, à peine, après le rendez-vous de Lisbonne et les fastes de la finale de la Ligue des champions. Dans la foulée de l'élection surprise de Vincent Labrune à la présidence de la Ligue de football professionnel, la Saint Inès a pourtant dévoilé une autre surprise de taille. Pour la première fois depuis 2011 et sa défaite devant Lorient (1-0), le PSG a ouvert sa saison de Ligue 1 sur un revers.

Fâchées de devoir décaler les retrouvailles avec la Ligue 1 d'une douzaine de jours pour laisser souffler les stars parisiennes après leur éreintante campagne européenne, les tribunes du stade Bollaert ne pouvaient rêver plus belle revanche. Neuf ans après leur dernier rendez-vous avec l'élite, c'est par un succès sur le champion de France en titre, pourtant invaincu sur la scène hexagonale depuis le 1er novembre à Dijon, qu'ils ont célébré leur retour dans le gratin.

Paris, lui, a repris la saison comme il l'avait terminée. Par un revers. Dix-huit jours après sa finale de Ligue des champions abandonnée au Bayern Munich (1-0), c'est un promu qui lui a fait la nique. Thomas Tuchel avait prévenu : pour ce retour à l'ordinaire, Paris allait « tout donner. » « Mais il est important qu'on n'attende pas trop de nous », avait précisé le coach presque de façon prémonitoire. Et pour cause. Cette fois, la reprise ne s'est pas faite avec l'alliage traditionnel, robuste et clinquant. Pour la première fois depuis son arrivée, Tuchel s'est trouvé confronté au casse-tête du foot d'en bas, au quotidien des « smicards » de la Ligue 1 : celui de ne pas avoir le choix, en tout cas pas celui du Roi.

La boulette de Bulka

Les vacances de ses stars et « l'Ibizavirus » ramené des Baléares l'ont contraint à se passer de Navas, Marquinhos, Paredes, Neymar, Di Maria, Icardi, puis Mbappé, testé positif avec les Bleus. Soit six titulaires de la finale de Ligue des champions. En 18 jours, Paris a subi le lifting le plus efficace de l'histoire. C'est en effet avec un banc de 20 ans de moyenne d'âge, un presque rookie dans la cage (Bulka, 20 ans, 2e match en L1) et deux Titis en attaque, Kays Ruiz (18 ans) et Arnaud Kalimuendo (18 ans) que Paris s'est lancé dans la bataille.

Une stratégie qui, on l'a un moment cru, pouvait se révéler payante. A défaut de faire des miracles, les Titis ont fait le boulot, notamment Ruiz qui a réussi la double performance de faire oublier l'absence de Draxler, officiellement absent pour un problème d'adducteurs, et de prendre le jeu à son compte dès ses premières minutes en Ligue 1. Mais Paris sait d'autant plus depuis sa défaite à Lisbonne que l'expérience n'est pas un vain mot. La mauvaise relance de Marcin Bulka, coupable d'avoir mis Ganago sur orbite, n'a fait que le confirmer.

VIDÉO. « Cela faisait 9 ans que le PSG n'avait pas perdu en ouverture de championnat »

A défaut d'avoir lancé sa saison, Paris peut se satisfaire d'avoir au moins lancé son mercato. Dans un secteur où Thomas Meunier, parti à Dortmund, fait défaut depuis que seuls Colin Dagba, Thilo Kehrer et donc Layvin Kurzawa peuvent occuper le poste, le club vient de tomber d'accord avec Alessandro Florenzi, le latéral droit de l'AS Roma qui devrait s'engager dans les prochaines heures sous la forme d'un prêt avec option d'achat. Vu la soirée de ce jeudi, c'est un moindre mal.

Feuille de match

Mi-temps : 0-0.

Arbitre : M. Ben El-Hadj.

Spectateurs : 5 000.

But. Lens : Ganago (57e).

Avertissements. Lens : Doucouré (44e), Sotoca (70e). PSG : Sarabia (38e), Bernat (78e).

Lens : Leca (cap.) - Gradit, Badé, Medina - Michelin, Pérez, Doucouré (Mauricio, 83e), Sylla (Boura, 84e) - Kakuta (Cahuzac, 71e) - Ganago (Jean, 72e), Banza (Sotoca, 65e). Entr. : Haise.

PSG : Bulka - Kurzawa, Kehrer, Kimpembe (cap.) (Diallo, 74e), Bernat (Bakker, 84e) - Herrera, Gueye, Verratti - Ruiz-Atil (Dagba, 68e), Kalimuendo (Jesé, 75e), Sarabia. Entr. : Tuchel.