Leipzig-PSG : «Pour moi, ces critiques n’existent pas», assure Thomas Tuchel, en difficulté

L’entraîneur allemand assume sa sortie à la veille du match de Ligue des champions et continue de croire aux chances du PSG dans son groupe, malgré la défaite enregistrée à Leipzig (2-1).

 Thomas Tuchel enregistre une deuxième défaite en trois matchs de Ligue des champions cette saison.
Thomas Tuchel enregistre une deuxième défaite en trois matchs de Ligue des champions cette saison. LP/Olivier Arandel

Thomas Tuchel espérait un autre retour en Allemagne, mais son équipe s'est inclinée sur la pelouse du RB Leipzig, ce mercredi soir en Ligue des champions (2-1). La veille de la rencontre, l'entraîneur s'était montré agacé par les critiques récurrentes et fataliste par rapport à sa situation contractuelle. En conférence de presse, après le match, il assume ses positions.

Comment expliquer la différence entre les deux visages du PSG ce mercredi soir ?

THOMAS TUCHEL. On a fait une très bonne première mi-temps. On aurait pu gagner 2-0, mais elle s'est terminée à 1-1. On a eu des situations clés, deux pénalties, un pour nous, un pour eux, deux cartons rouges. Les situations ont tourné contre nous, on aurait pu obtenir un autre résultat. On dispute un duel direct. On a encore toutes les possibilités de gagner ce duel contre Leipzig. On a un match pour ça, dans trois semaines. On essaiera de s'imposer 2-0.

Les joueurs ont-ils été à la hauteur de Leipzig dans l'investissement ?

J'ai l'impression qu'on a tout donné. C'est nécessaire contre une équipe comme Leipzig qui joue dans un style très physique. Il y a des équipes comme l'Ajax, Salzbourg, Liverpool, l'Atalanta, qui jouent très physique. On doit accepter cette manière de jouer. C'est super difficile de contrôler le match contre cette équipe, de conserver une structure, d'avoir la possession du ballon. On a accepté cette physionomie, on l'a très bien fait. Dans le vestiaire, les joueurs sont vraiment fatigués, ils ont tout donné. A dix, c'était trop difficile d'aller chercher un match nul.

Vous sentez-vous fragilisé par ces deux défaites en phase de poules ?

Non.

VIDÉO. Leipzig-PSG : une soirée qui coûte cher à Paris

Regrettez-vous d'avoir évoqué votre situation personnelle à la veille du match ?

Les médias allemands m'ont demandé pourquoi il y avait une telle pression autour de moi. J'ai dit que je pouvais sentir cela, avec tous les médias, toutes les opinions très critiques contre moi. J'ai dit que je devais accepter en tant qu'entraîneur que les médias, tous les experts, tous les supporters, soient super critiques. J'ai dit que je m'attendais à ce que ce soit un peu plus calme après la saison dernière, les quatre titres, la finale (NDLR : en Ligue des champions). Mais j'ai aussi dit que ce n'était pas un problème pour moi. Parce que pour moi, ces critiques n'existent pas, je suis très concentré sur mon travail avec l'équipe, le staff. On m'a demandé s'il y avait quelque chose au sujet de mon contrat. Ce n'est pas un problème. Ce n'est pas le moment pour en parler en cours de saison. La situation est claire, ça n'influence pas mon travail. Ça ne change rien. Ça ne change pas si on gagne ou si on perd un match.

Etes-vous satisfait de la manière dont vous avez abordé le match ou auriez-vous aimé changer quelque chose ?

Tout le monde peut être entraîneur après un match. C'est plus difficile d'être entraîneur avant un match. On n'analyse pas un match en connaissant le résultat. Si vous attendiez un meilleur match de nous, c'est votre attente. Si vous vous attendiez à une victoire claire, OK, mais on doit accepter qu'on joue dans un groupe très difficile, qu'on joue contre une équipe très forte, qui était leader du championnat allemand jusqu'à la semaine dernière. C'est le foot. La décision se fait dans les détails. Pour moi, ce n'était pas un match où Leipzig était clairement la meilleure équipe, pas du tout. C'est un match qui s'est décidé sur des points clés. On ne va jamais arrêter de pousser, d'y croire et d'avoir confiance pour faire tourner ce match dans deux semaines.