Covid-19 : «On pourrait accueillir 16 000 personnes en toute sécurité», assure le PSG

Le Parc des Princes sera bien limité à une capacité de 1000 supporters, ce vendredi pour la réception d’Angers. Une jauge entérinée par la préfecture de police qui ne suffit pas au club.

 Déjà pour PSG-Metz et PSG-OM, le club parisien avait formulé une demande de dérogation pour recevoir 18 000 personnes, à une époque où la norme était de 5000 spectateurs.
Déjà pour PSG-Metz et PSG-OM, le club parisien avait formulé une demande de dérogation pour recevoir 18 000 personnes, à une époque où la norme était de 5000 spectateurs. LP/Frédéric Dugit

Comme pressenti ces derniers jours, le PSG va bien accueillir 1000 supporters, ainsi que quelques centaines d'accrédités pour la rencontre face à Angers, ce vendredi (21 heures). Les heureux élus sont à retrouver parmi les partenaires du club, qui disposent de prestations dans le cadre de leur contrat. Quelques billets sont aussi réservés à la fondation du club au profit d'enfants ou à des personnes handicapées.

Même si elle est conforme à la politique nationale en vigueur, la mesure ne satisfait pas le PSG, qui a mené plusieurs études sur les flux de spectateurs et entend démontrer qu'il peut accueillir beaucoup plus de fans. « Le Parc des Princes est équipé pour accueillir 16 000 ou 17 000 spectateurs en toute sécurité, explique-t-on au PSG. Cela reviendrait à utiliser un siège sur trois. On a choisi d'ouvrir à 1000 personnes, car fermer totalement serait antinomique, alors qu'on défend l'idée d'une jauge à 16 000 personnes. On veut donner un signal positif. »

Déjà pour PSG-Metz et PSG-OM, le club parisien avait formulé une demande de dérogation pour recevoir 18 000 personnes, à une époque où la norme était de 5000 spectateurs. Des requêtes refusées par la préfecture à chaque fois. Le Stade Français, qui évolue à Jean-Bouin, à quelques mètres du Parc des Princes, milite lui aussi pour un assouplissement des règles.

Les «hospitalités» privilégiées

La venue de 1000 spectateurs pour les rencontres du PSG permet de limiter un peu la perte de chiffre d'affaires. Elle correspond à la doctrine nationale, modifiée la semaine dernière par le ministre de la Santé dans le cadre de la recrudescence de l'épidémie de Covid-19. Même en privilégiant les fauteuils les plus rémunérateurs de son stade, la capacité actuelle ne permet pas au PSG de répondre à tous les engagements contractuels déjà signés avec ses sponsors ou avec les « hospitalités » (les loges). Pour le grand public, il faudra attendre un assouplissement des règles. Le PSG a bloqué les prélèvements bancaires de ses abonnés.

Au niveau national, l'amendement qui avait été déposé par le député LREM de la Vienne Sacha Houlié et adopté en commission à l'unanimité devrait finalement être repoussé lors des débats à l'Assemblée nationale. Les autorités souhaitent garder la main sur les jauges. « Le gouvernement a engagé un travail pour étudier les modalités d'un éventuel dispositif de jauge en pourcentage des capacités des enceintes, confirme le ministère chargé des Sports. Nous sommes favorables à l'objectif, mais cela doit se faire en concertation avec les acteurs concernés (ligues, organisateurs, fédérations). Cela nécessite un travail préalable et une concertation avec les acteurs concernés. »