Caen-PSG (0-1) : Paris qualifié mais inquiet pour Neymar

Les Parisiens ont assuré l’essentiel en décrochant leur ticket pour les 16es de finale de la Coupe de France. Mais, à sept jours du défi face au Barça, l’inquiétude est réelle concernant Neymar, sorti à l’heure de jeu, et sans doute touché aux adducteurs.

 Neymar, touché sans doute aux adducteurs, est rentré directement aux vestiaires au moment où Kylian Mbappé s’apprêtait à le remplacer.
Neymar, touché sans doute aux adducteurs, est rentré directement aux vestiaires au moment où Kylian Mbappé s’apprêtait à le remplacer. REUTERS/Stéphane Mahé

Le PSG n'est pas passé loin de la soirée « parfaite » ce mercredi soir en Normandie. Avec la qualification pour les 16es de finale de la Coupe de France (victoire 1-0 aux dépens de Caen) et la mise au repos de quelques cadres, Mauricio Pochettino et ses adjoints avaient presque coché toutes les bonnes cases. Presque… car peu avant l'heure de jeu, Neymar a quitté seul le terrain sans attendre d'échanger avec le staff médical.

Visiblement touché aux adducteurs après une course le long de la touche, le Brésilien a préféré arrêter les frais. Evidemment, on ne peut s'empêcher d'être inquiets à six jours du déplacement au Barça, pour les huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. Un forfait de Neymar, après celui d'Angel Di Maria, affaiblirait considérablement le PSG et rappellerait la configuration de 2019 où il avait voyagé très léger (sans Ney et Cavani) à Manchester United.

Heureusement, on n'en est pas là et il reste encore un peu de temps au numéro 10 parisien pour retrouver toutes ses capacités physiques. Sa sortie du terrain a été un crève-cœur à double titre. Car si Neymar a fait du mauvais Neymar en première période, il s'est remis la tête à l'endroit après la pause pour offrir une passe décisive à Kean. L'Italien déçoit rarement quand on fait appel à lui et on n'en dira pas autant de Draxler ou Danilo. Sans son maître à jouer, Paris a un peu perdu sa boussole et failli se faire reprendre à deux reprises. Le tenant de la Coupe a dû son salut à un sauvetage de Florenzi dans sa surface et à une maladresse de Zady Seri.

Des dizaines d'invités dans les loges

On ne peut pas même dire que le PSG aurait pu tuer le suspense plus tôt tant il a été avare en occasions franches, à l'exception d'un face-à-face perdu encore par Kean (52e). C'était déjà le cas au fil d'une première période pauvre en animation et cela s'est vérifié par la suite. Comme souvent depuis le début de l'année, et déjà sous l'ère Tuchel, le PSG a éprouvé les pires difficultés pour trouver la clé face à une défense à cinq.

Impatients et incapables de toucher leurs milieux offensifs entre les lignes, les Parisiens ont rarement déséquilibré la défense caennaise. Draxler aurait pu mais la tête de l'Allemand a fui le cadre. En face, le Stade Malherbe, 11e de Ligue 2, a vite oublié ses complexes trouvant deux fois le cadre et frôlant un pénalty juste avant la mi-temps. Finalement, l'arbitre a décidé de sanctionner Steeve Yago pour une simulation mais, à ce moment-là, Paredes, auteur du contact, n'en menait pas large. Un vrai coup de chaud pour Paris dans un froid polaire. Et de quoi faire frissonner un stade vide.

Enfin vide… pas totalement. En effet, en pleine pandémie, et malgré le couvre-feu de 18 heures, des dizaines d'invités ont pu assister à la rencontre, verre à la main, depuis les loges du stade Michel-d'Ornano. Avant la rencontre, on a même pu apercevoir le nouveau président du Stade Malherbe, Olivier Pickeu, tenir un discours au milieu de cette assemblée dont la moitié non masquée. Difficile de les ignorer tant leur soutien pour leur équipe s'est manifesté bruyamment à certains instants de la partie. On a les huis clos qu'on veut bien s'octroyer.