Barcelone-PSG : quand Clément Lenglet supportait Paris

Né dans l’Oise, à Beauvais, le défenseur central du Barça et des Bleus a commencé à rêver au foot en regardant Ronaldinho, Pauleta et les autres Parisiens s’entraîner au camp des Loges.

 Clément Lenglet allait régulièrement au camp des Loges avec son père pour apercevoir les joueurs du PSG.
Clément Lenglet allait régulièrement au camp des Loges avec son père pour apercevoir les joueurs du PSG. LP/Arnaud Journois

Sébastien Lenglet, père de Clément, le défenseur central de Barcelone, appelé à débuter ce mardi le huitième de finale aller de Ligue des champions contre Paris ne s'en cache pas. « Oui, c'est un match particulier pour nous », reconnaît-il. Le père de l'international français de 25 ans ajoute : « Nous habitions à 40 km du camp des Loges. J'emmenais Clément quand il était petit voir s'entraîner les joueurs du PSG. »

Au début des années 2000, Clément Lenglet est alors très loin de s'imaginer un jour au Camp Nou face au club de la capitale. A cette époque, âgé de 7-8 ans (il est né en juin 1995), il écarquille de grands yeux à Saint-Germain-en-Laye en regardant les entraînements de ses idoles à une époque où ceux-ci étaient encore ouverts au public. « Petit, j'étais un vrai supporter du PSG, nous avait-il confié l'été dernier à l'heure où il espérait une finale de Ligue des champions entre Paris et Barcelone. Mon père m'emmenait même au camp des Loges pour assister aux entraînements. Je me souviens y avoir croisé Ronaldinho, Pauleta et d'autres grands joueurs qui ont marqué l'histoire. Mais ça, c'était quand j'étais jeune. »

Les choses ont en effet changé quand le jeune Clément, après avoir décroché son bac ES et laissé tomber la perspective de devenir kiné comme il l'avait envisagé, a fait du football son métier. Et surtout qu'il a débarqué en Ligue 1. « Depuis que je suis devenu professionnel, tout a évolué, explique-t-il. Quand j'ai commencé à Nancy (NDLR : en 2013), j'étais dans le même championnat que Paris. Je ne pouvais pas supporter une équipe contre laquelle je jouais. Et quand on passe par des clubs à l'identité très forte comme Séville ou le Barça, on en devient forcément fan. »

Une passion qui se décline de père en fils

Quand il se rendait au camp des Loges, le jeune Clément a certainement aussi suivi de près le capitaine parisien de l'époque : un certain Mauricio Pochettino. Après avoir débuté à Fresneaux-Montchevreuil (Oise), il évoluait à cette époque à Montchevreuil (2001-2007) avant de poursuivre sa formation à Chantilly (2007-2010). Une chose est certaine, Clément pouvait difficilement échapper au football dans une famille où cette passion se décline de père en fils. Son père Sébastien est un ancien milieu de terrain qui a joué dans l'Oise. Ses frères Corentin et Nathan, Alexis ont tous tapé le ballon rond.

Son ami d'enfance Matthieu Quesmel, avec lequel il jouait à l'époque des voyages au camp des Loges, se souvient que « dès son plus jeune âge, Clément avait pour objectif de devenir pro. Il était différent des autres. Il avait un très bon pied gauche, mais il ne s'en est pas contenté. Certains préféraient aller voir des copains ou jouer à la PlayStation, lui s'entraînait dans son jardin avec son père et ses frères. Il en faisait plus que tout le monde. »

Aujourd'hui, Clément Lenglet est non seulement en concurrence avec Presnel Kimpembe en équipe de France, mais il s'apprête à défier Paris peut-être associé à Samuel Umtiti en défense centrale. Ce lundi, Ronald Koeman, l'entraîneur du Barça, a reconnu à leur sujet : « C'est vrai qu'ils commettent parfois des erreurs mais cela fait partie du football. Je n'ai aucun doute sur eux, ils savent comment défendre face à une équipe comme Paris. »