Barcelone-PSG (1-4) : Pochettino donne une leçon à Koeman

Autrefois adversaires sur le terrain, les deux coachs se sont affrontés à distance ce mardi soir. Le Parisien a remporté la confrontation tactique.

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 Mauricio Pochettino avait parfaitement préparé son équipe. Ronald Koeman n’a pas réussi à inverser la tendance.
Mauricio Pochettino avait parfaitement préparé son équipe. Ronald Koeman n’a pas réussi à inverser la tendance.  REUTERS/Albert Gea

Une poignée de main franche, une accolade avec tapes dans le dos et une discussion sourires aux lèvres, Mauricio Pochettino et Ronald Koeman ont débuté le 8e de finale aller dans le meilleur des esprits. Le destin les aura souvent rapprochés. Mauricio Pochettino (48 ans) arrivé à Paris le 2 janvier dernier, et Ronald Koeman (57 ans), arrivé en Catalogne en août 2020, n'en étaient pas à leur premier face-à-face. En Angleterre, le Néerlandais avait succédé à l'Argentin sur le banc de Southampton en 2014. Ils s'étaient donc retrouvés durant deux saisons, lors des matchs face à Tottenham.

Ce mardi soir, les deux techniciens ont tiré leur première cartouche tactique lors de la composition de leur onze de départ. Le Barça a tenté, et perdu, le pari Gerard Piqué, en titularisant le défenseur central qui n'avait plus joué depuis le 21 novembre en raison d'une entorse d'un genou. Côté Parisien, Pochettino a lancé Moïse Kean plutôt que Pablo Sarabia. L'Italien, auteur d'une belle performance, a inscrit le troisième but de son équipe.

L'Argentin s'est montré très bien inspiré tout au long du match, sortant Gueye à la mi-temps pour lui éviter un deuxième carton jaune. Ou en remplaçant l'excellent Marco Verratti vingt minutes avant la fin pour assurer sa présence au match retour (il était sous la menace d'une suspension).

Pochettino hurle des encouragements à ses hommes

Mais la grande réussite de l'entraîneur parisien restera sa faculté à façonner une véritable équipe en si peu de temps. On avait rarement vu un collectif aussi cohérent, un état d'esprit aussi conquérant. « On a montré que quand on joue comme une équipe, quand on est compacte, on peut faire de très belles choses », résume Marquinhos. Tout l'inverse du Barça, au style décousu.

A l'issue du match, où il n'aura cessé d'encourager et de parler avec bienveillance à ses joueurs, Mauricio Pochettino restait calme. « La perfection n'existe pas, il y a des choses qu'on peut mieux faire, indiquait-il en conférence de presse. C'est vrai je suis très content pour mes joueurs. Maintenant il faut se concentrer sur le championnat et dans trois semaines il faudra refaire un très grand match.»

Ronald Koeman, encore sous le choc du résultat final, remarquait : « On savait que cela pouvait nous arriver, on jouait contre une grande équipe, de par ses joueurs, son expérience récente... On le savait. Il reste encore un match, mais après un 4-1 à la maison... Je ne vais pas vous mentir, nos chances sont très réduites. »

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Lundi, Pochettino avait livré son regard sur le travail de Koeman, en soulignant, en creux, l'ampleur de sa propre mission à Paris : « Les nouveaux entraîneurs ont toujours besoin d'un certain temps pour répondre au projet, aux besoins et voir les résultats de la philosophie mise en œuvre. » Il n'a pas traîné pour imposer son style. L'histoire est en marche.