PSG-Nice : pourquoi Nsoki s’est mis les supporters niçois à dos

Transféré en 2019 du PSG pour un montant de 12,5 millions d’euros, le défenseur polyvalent n’arrive pas à faire son trou à Nice.

 Stanley Nsoki (à gauche) peine à trouver sa place au sein du collectif niçois.
Stanley Nsoki (à gauche) peine à trouver sa place au sein du collectif niçois.  AFP/Pascal Guyot
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Il a, un peu, retrouvé le sourire mercredi en récupérant une place de titulaire, comme latéral gauche, lors du succès de son équipe à Nîmes en 32e de finale de Coupe de France (3-1). Il l'avait perdu après la lourde défaite contre Bordeaux (0-3) en Ligue 1 le 17 janvier dernier.

Formé au PSG, Stanley Nsoki va croiser, ce samedi, ses ex-coéquipiers au Parc des Princes. Transféré à Nice, en août 2019 pour de 12,5 millions d'euros, il peine à confirmer les grands espoirs placés en lui et n'arrive pas à convaincre en enchaînant des prestations très en deçà de ses capacités. Le titi parisien s'est même mis les supporters azuréens à dos. « Il fait beaucoup trop d'erreurs individuelles. Il nous met la trouille dès qu'il a le ballon, lâche d'emblée Michel, un fan niçois. C'est un joueur costaud, mais il se fait souvent bouger par les attaquants. Je n'apprécie pas sa nonchalance sur le terrain. »

Solange Camus, présidente du club des supporters CDS 47, embraye. « Balotelli (NDLR : à Nice de 2016 à 2019) était aussi nonchalant, mais lui, au moins, se montrait décisif. Il a été pris en grippe car il ne fait pas grand-chose, il ne court pas et relance mal. Il a joué un peu partout en défense et n'a jamais été performant. C'est le défenseur le plus cher de l'histoire du club quand on avait dans notre effectif des joueurs comme Hérelle et Perraud, désormais à Brest, bien meilleurs et qui coûtaient moins chers. »

«Il vient du PSG donc on s'attendait à un niveau supérieur»

Au PSG, Nsoki avait pourtant laissé l'image d'un jeune joueur prometteur capable, par exemple, de répondre présent lors du clasico à Marseille (0-2) en octobre 2018 où il avait été impressionnant dans une défense à trois en muselant Florian Thauvin. Mais les choses se sont gâtées à Nice. Après une première saison très moyenne traduite par 17 matchs et une passe décisive, il connaît un deuxième exercice compliqué. Testé positif au Covid-19, il redevient titulaire en défense centrale à partir de la 7e journée à Saint-Etienne. Mais, le natif de Poissy participe au naufrage niçois durant cette période où le club enregistre un seul succès à Nîmes en 12 matchs de Ligue 1 et se classe dernier de son groupe en Ligue Europa avec 5 défaites en 6 matchs.

Les arrivées en prêt de Saliba (Arsenal) et de Todibo (Barcelone) durant le mercato hivernal obscurcissent un peu plus son avenir. « Il n'a pas décidé le prix du transfert, mais il y a la réalité du terrain, juge Laurent, un supporter abonné depuis 2016. Il vient du PSG donc on s'attendait à un niveau supérieur. Quand on voit ses deux anciens coéquipiers du centre de formation, Nkunku (Leipzig) et Diaby (Bayer Leverkusen), réussir en Allemagne, on a vraiment l'impression d'avoir fait la mauvaise pioche avec lui. »