OM : un an de prison avec sursis pour avoir menacé de mort Jacques-Henri Eyraud

Cet étudiant avait divulgué l’adresse et menacé de mort sur Twitter le président du club marseillais.

 Le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud avait été menacé sur Twitter.
Le président de l’OM Jacques-Henri Eyraud avait été menacé sur Twitter. LP/Arnaud Journois

Le boss de l'OM avait aussitôt porté plainte. Jugé pour des menaces de mort proférées sur Twitter contre le président du club marseillais, Jacques-Henri Eyraud, et pour avoir divulgué son adresse, un jeune homme a été condamné vendredi à un an de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Marseille. Agé de 23 ans, Nassim H. a également été condamné à verser deux fois un euro symbolique de dédommagement, un pour chaque délit, et à payer 1000 euros au titre de la procédure pénale. Cet étudiant, qui écrivait sous le pseudonyme de « Petit Bambou », était poursuivi pour « provocation non suivie d'effet à commettre un délit ou un crime ».

La procureure Véronique Fabron a souligné que les menaces de mort du tweet faisaient « froid dans le dos » et lui rappelaient des « faits réels vus aux assises ».

« Cette procédure a été un électrochoc »

Ses réquisitions ont été suivies, sauf pour l'éloignement du stade Vélodrome pendant un an qu'elle avait demandé. « Ce n'est pas à l'OM auquel s'en est pris (le prévenu) mais à M. Eyraud », a expliqué le président, Jean-Jacques Bagur.

Si Jacques-Henri Eyraud est régulièrement égratigné sur Twitter par des supporters de l'OM, le contexte s'était tendu ce jour-là, après une conférence de presse où étaient apparues des divergences entre le populaire entraîneur de l'OM, André Villas-Boas, et le dirigeant. Le sujet : la nomination d'un nouveau conseiller, Paul Aldridge.

« Ce que j'ai commis est grave, je suis tout à fait d'accord », a admis à la barre le jeune homme, pantalon court bleu marine et pull de la même couleur autour du cou. « Cette procédure a été un électrochoc, a-t-il ajouté. Je reformule à nouveau mes excuses les plus sincères et réelles à M. Jacques-Henri Eyraud. »

L'avocat de la défense juge la peine « sévère »

Le tribunal « sacralise, en condamnant, la gravité des faits et stigmatise les conséquences qui auraient pu découler de l'incitation à la violence », a commenté l'avocat du club de Ligue 1 Olivier Baratelli. L'avocat de « Petit Bambou », Frédéric Pourrière, a plaidé l'altération partielle du prévenu, en dépression à l'époque, et jugé « sévère » la peine de prison avec sursis.

Initialement, la partie civile et la défense s'étaient accordées pour accueillir Nassim H. à l'OM Fondation si des travaux d'intérêt général (TIG) étaient prononcés, mais cela n'a finalement pas été le cas.