OM-Porto : les Marseillais sortent par la petite porte et décrochent un triste «record»

Le nouvel échec, concédé, ce mercredi, par les Marseillais, contre Porto, est synonyme d’élimination pour un club qui n’était tout simplement pas au niveau.

 L’entrée de Dimitri Payet, à la 59e, n’a rien changé.
L’entrée de Dimitri Payet, à la 59e, n’a rien changé. AFP / Nicolas Tucat

Les Marseillais avaient le choix : la victoire ou la honte. Après avoir, en trois matchs, subi trois défaites, encaissé sept buts et cadré quatre tirs, l'OM devait à tout prix sauver l'honneur en Ligue des champions. Les supporters, toujours privés de Vélodrome, l'avaient rappelé avec deux banderoles : un immense « droit au but » au Nord, assorti de ce commentaire : « Apparemment, vous avez oublié notre devise. » Un provocateur « on veut des loups, pas des chèvres », au Sud.

Marseille devait imiter l'Atalanta Bergame : l'an dernier, les Italiens ont réussi l'exploit de se qualifier pour les quarts de finale de la grande coupe d'Europe après trois défaites inaugurales.

L'OM trop maladroit

L'OM a raté le rendez-vous. Porto a vaincu un Marseille trop lent, trop maladroit, trop timoré (0-2). Les Marseillais battent un triste record : celui de la plus longue série de défaites consécutives dans la version moderne de la Ligue des champions. L'OM a essuyé ce mercredi un treizième revers de suite, une série entamée en 2012. Un chiffre porte malheur, d'ores et déjà synonyme d'élimination en C1. Cette treizième défaite rend même compliqué un repêchage en Ligue Europa. « On a manqué de chance, déplore à l'issue du match André Villas-Boas. Je n'ai rien à dire sur l'investissement des joueurs. On a pêché par un peu de naïveté. C'est dur pour tout le monde, mais Porto a mérité son succès ».

Tout n'avait pourtant pas trop mal commencé : le pressing marseillais était efficace, avec un milieu de terrain entreprenant. L'OM s'est procuré plusieurs occasions en début de rencontre : une frappe contrée par un défenseur de Morgan Sanson, un tir au-dessus de Boubacar Kamara, une tête de Valère Germain sur coup franc, joliment repoussée par Agustin Marchesin. Mais l'OM, sauvé une première fois par Steve Mandanda, a fini par craquer. Bêtement. Sur un corner, les défenseurs olympiens ont réussi l'exploit de perdre trois duels consécutifs : de la tête face à Marko Grujic, puis dans les six mètres face Zaidu Sanusi, qui a pu frapper deux fois pour marquer, sa première tentative ayant été repoussée par Steve Mandanda (39e). Sergio Oliveira a doublé la mise sur penalty, après une faute d'une idiotie crasse de Leonardo Balerdi, titularisé à la place de Duje Caleta-Car (72e).

L'entrée de Payet n'a rien changé

André Villas-Boas avait fait plusieurs choix audacieux. Une charnière « new look », donc, comme son attaque : le technicien portugais a titularisé le jeune ailier Luis Henrique (18 ans) et le revenant Valère Germain, à la place d'un Dimitri Payet à court de forme et d'un Dario Benedetto en pleine disette. Mauvaise idée. Le Brésilien a été trop discret, l'ancien Monégasque trop imprécis.

L'entrée de Dimitri Payet, à la 59e, n'a rien changé : le meneur de jeu de l'OM ne parvient toujours pas à faire la différence. Florian Thauvin, qui disputait son 250e match sous le maillot de l'OM, était quant à lui dans un « jour sans » : il a souvent fait des appels dans la profondeur, sans jamais prendre son latéral de vitesse. Et quand il touchait le ballon, il était bien trop maladroit, manquait ses dribbles et ses contrôles.

Les Marseillais sortaient d'une longue trêve : 19 jours sans jouer, en raison de l'annulation d'OM-Nice. Leur manque de rythme était criant : la seconde mi-temps a été disputée mollement, comme un match amical dans la canicule du mois de juillet. La réception de Porto aurait pourtant dû être un des sommets de la saison. Mais l'OM n'a jamais été à la hauteur.