Monaco-OM (3-1) : les Marseillais ne répondent plus

En manque de confiance, Marseille s’est enfoncé, encore un peu plus dans la crise à Monaco (3-1), samedi soir, en concédant sa 3e défaite consécutive en Ligue 1.

 Les grimaces du coach Andre Villas-Boas en disent long ce samedi soir
Les grimaces du coach Andre Villas-Boas en disent long ce samedi soir  AFP / Valery Hache
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La menace de démission d'André Villas-Boas et la grosse colère piquée par Jacques-Henri Eyraud n'ont visiblement pas eu le mérite de créer un quelconque électrochoc. Et pourtant, après ses défaites au Vélodrome contre Nîmes (1-2), puis Lens (0-1), l'Olympique de Marseille n'avait pas le droit à l'erreur à Monaco, samedi soir. Pour ne pas se laisser définitivement décrocher dans la lutte au podium, et aux places européennes, il lui fallait enrayer cette spirale de l'échec. Mais la tête ailleurs, miné par des conflits internes et des résultats décevants, l'OM s'est logiquement incliné sur la pelouse monégasque (3-1).

Excepté en début de match, peut-être, où Nemanja Radonjić (12e, 0-1) avait démontré à son entraîneur qu'il peut être plus qu'un supersub, les Phocéens n'ont guère existé, manquant clairement de maîtrise. Avec l'arrivée récente du buteur polonais Arkadiusz Milik, et en attendant le retour dans le onze de Dimitri Payet - remplaçant pour la quatrième fois lors des cinq derniers matches de Ligue 1 en 2021 -, les places vont devenir chères dans le secteur offensif.

Milik et Payet n'ont rien changé

Mais comme les bourrasques qui ont déferlé au-dessus de Louis-II, le vent a vite fini par tourner pour l'OM, largement bousculé par des Monégasques redoutables. Les coups de boule de Guillermo Maripán (48e, 1-1) et d'Aurélien Tchouaméni (75e, 2-1) sur corners, puis le pétard sur coup franc de Stevan Jovetić (90e + 1, 3-1) ont fini de sanctionner la fébrilité marseillaise. Le remplacement d'un Dario Benedetto transparent par Milik (59e) n'a, lui non plus, pas servi d'électrochoc. Marseille ne s'est pas montré plus inspiré avec son nouveau buteur, apparu logiquement à court de forme et quelque peu emprunté et pas davantage après l'entrée de Payet (68e).

Les Olympiens ne méritaient pas mieux face à une équipe monégasque désormais à un point de l'OL, et qui enchaîne, elle, un quatrième succès de rang. Pour, l'OM, ça fait trois de chute en Championnat, ce qui n'était jamais arrivé sous l'ère Villas-Boas. Qui doit probablement se demander, s'il n'est pas temps de mettre sa menace à exécution. «On ne cherche pas d'excuse. C'est une période compliquée. J'en ai connue d'autres ici, mais on ne lâchera pas », promet, à l'issue de la rencontre, Steve Mandanda, le capitaine phocéen.

 
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