Ligue des nations : Hugo Lloris veut «rebondir» face au Portugal

Dans le choc au sommet de ce samedi soir, le capitaine des Bleus espère effacer la défaite face à la Finlande subie en milieu de semaine au Stade de France (0-2).

 Hugo Lloris s’est montré rassurant avant le défi contre le Portugal.
Hugo Lloris s’est montré rassurant avant le défi contre le Portugal. LP/Olivier Corsan

Capitaine Lloris, 118 sélections en Bleus, effectue son retour dans la cage tricolore après la titularisation de Steve Mandanda contre la Finlande. Il fait le point avant de défier les Portugais ce samedi soir en Ligue des Nations.

Qu'attendez-vous de ce match face au Portugal ?

HUGO LLORIS. C'est un match à enjeu entre les deux favoris du groupe. Ce sera très serré, cela se jouera sur pas grand-chose. Ce sera un match décisif, on aura envie de bien faire et de rebondir après défaite contre la Finlande. L'objectif est clair, se qualifier pour la demi-finale. Il y aura de grands joueurs, deux grandes nations du foot, on espère obtenir le résultat nécessaire.

Que pensez-vous de cette équipe portugaise ?

J'ai beaucoup de respect pour cette grande nation avec une génération très talentueuse qui arrive. Elle a beaucoup d'ambition. On sent une équipe forte, sûre d'elle avec un mélange d'expérience et de jeunes talents qui explosent un peu partout en Europe. C'est le genre de match qu'on a envie de jouer quand on est un joueur de foot.

Quel est l'état d'esprit après la défaite contre la Finlande ?

Il y a beaucoup de déception, l'équipe était touchée. Le positif c'est qu'il y a un match important qui arrive très peu de temps après. On a fait l'analyse du match, c'est important de se remettre en question après les victoires comme les défaites, individuellement comme collectivement. Perdre contre la Finlande est très peu appréciable. A nous de rebondir.

Comment percevez-vous le groupe mentalement et physiquement ?

Cela a été une semaine particulière où on n'a pas réalisé une séance avec tous les joueurs disponibles. On est arrivés avec un état de forme disparate, avec des petits bobos, des petites blessures à soigner. Tout le monde est focalisé sur le match de ce samedi, c'est une échéance importante pour l'équipe de France en vue de la suite de la compétition. Comme pour les autres nations, il y a de la fatigue mais on s'adapte aux calendriers et ses exigences.

Trouvez-vous Raphaël Varane fatigué et un peu en dedans ?

Raph est un grand champion avec une grande expérience. Le fait d'évoluer au Real depuis tant de saisons lui offre du vécu et de la légitimité à son poste. C'est un leader de notre équipe et lors des matchs à enjeu. Il y a dans une carrière des moments où l'on est moins bien mais je le sens concentré à nous aider pour gagner ce match.

Paul Pogba a livré une prestation décevante contre la Finlande. La France peut-être être bonne sans un grand Paul Pogba ?

Il manque de rythme par rapport à sa situation en club à l'image de Raphaël et Antoine (Griezmann). Mais on le voit avec le sourire et positif. Il est prêt à relever le défi. Le maillot bleu lui tient à cœur. Il a du vécu, de l'expérience et sait relever son niveau quand il le faut et notamment quand il y a de l'adversité comme ce sera le cas contre le Portugal.

Serait-ce une erreur de ne se concentrer que sur Cristiano Ronaldo ?

La réponse sera toujours collective quand on affronte un joueur comme Cristiano Ronaldo. C'est un exemple par sa longévité, ses statistiques, ses records. Il fait partie des plus grands. Mais le Portugal n'est pas seulement Cristiano Ronaldo, c'est un collectif pour lequel on a beaucoup de respect et d'admiration. Quand on affronte le Portugal, on se doit d'être à notre meilleur niveau pour obtenir un résultat.

Est-ce que le contexte du huis clos est encore plus difficile à gérer pour un gardien ?

Cela fait un moment qu'on évolue à huis clos. On essaie de prendre cela positivement, de s'adapter. On essaie de donner de la voix, de rester actif et concentré, d'aider les partenaires de derrière en communiquant. Chacun a ses trucs. Cela me rappelle les matchs que je jouais en match de jeunes avec l'OGC Nice. Il y avait peu de spectateurs mais c'était déjà des matchs très compétitifs.