Ligue des champions : la marche était trop haute pour Rennes

Battus par le plus petit des écarts, ce mercredi, sur le terrain du FC Séville (0-1), les Bretons n’ont jamais véritablement existé face au dernier lauréat de la Ligue Europa.

 Sans un Gomis vigilant, les Bretons auraient même dû courir après le score.
Sans un Gomis vigilant, les Bretons auraient même dû courir après le score. AFP/Cristina Quicler

L'apprentissage de la Ligue des champions se poursuit pour des Rennais, défaits ce mercredi soir à Séville (1-0). De retour en Andalousie, là où ils avaient écrit, en février 2019, la plus belle page de leur histoire continentale face au voisin du Bétis (3-1), les Bretons, privés de Nzonzi et de Camavinga, ont cédé en seconde période sur un coup de boutoir de l'attaquant néerlandais De Jong (56e).

Cet échec n'a rien d'infamant sur les terres d'un club adossé désormais à une série de 13 rencontres d'invincibilité à domicile en compétitions européennes, avec un total de 11 victoires et 2 nuls. Mais d'un point de vue comptable, il oblige les partenaires de Da Silva à réaliser un véritable exploit, le 4 novembre prochain à Chelsea. Les Blues ont laminé Krasnodar (4-0) et se présentent comme les épouvantails d'une poule où une hiérarchie assez nette commence à s'établir.

Etouffés par les Andalous

Pour Rennes, la difficulté montait d'un cran. Tenus en échec pour leurs premiers pas en C1 (1-1) contre Krasnodar, néophytes comme eux, les joueurs de Julien Stephan se déplaçaient chez le Séville FC, tenant de la Ligue Europa. A l'issue d'une première période à sens unique, on voyait mal comment ils allaient tourner le dos à une dynamique négative traduite dans les chiffres par quatre matchs sans succès.

Sans un Gomis vigilant, ils auraient même dû courir après le score. A défaut de totalement desserrer l'étreinte après la pause, les Bretons relevaient quelque peu la tête. Ils ne réussissaient pas, toutefois, à poser de véritables problèmes aux Andalous. Hormis un coup franc cadré de Grenier (70e), Bounou était réduit au chômage technique.

Au final, Rennes, globalement étouffé par son hôte dans le cœur du jeu, n'imitera pas Paris en 1994-1995 ou Auxerre en 1996-1997, les deux seuls clubs hexagonaux à avoir remporté leur 1er match à l'extérieur en Ligue des champions. «C'est une victoire logique de Séville, admet Julien Stéphan. J'ai vu une équipe rennaise courageuse, qui a été très déterminée pour défendre coûte que coûte son but. Après il nous a manqué de la force dans l'utilisation du ballon, un peu de maîtrise également sur certaines séquences pour emmener le ballon plus haut et se créer certaines situations. On a manqué de tout ça. Mais au niveau de l'état d'esprit je n'ai rien à reprocher aux joueurs.»