LFP : Michel Denisot poussé à la présidence de la Ligue

Après le retrait de Nathalie Boy de la Tour, l’ancien animateur de Canal + et président du PSG pourrait reprendre la tête de l’instance du football professionnel.

 Ancien président du PSG et de Châteauroux, Michel Denisot peut compter sur de nombreux soutiens dans le monde du football.
Ancien président du PSG et de Châteauroux, Michel Denisot peut compter sur de nombreux soutiens dans le monde du football.  LP/Frédéric Dugit

Un nouveau chapitre s'ouvre à la Ligue de football professionnel. Après les années Frédéric Thiriez (2002-2016) et Nathalie Boy de la Tour (2016-2020), qui a annoncé son retrait ce mardi dans L'Equipe, un nouveau président ou une nouvelle présidente doit être élue à l'automne. Un doute persiste encore sur le calendrier, certains acteurs du ballon rond souhaitant avancer le scrutin au mois de septembre.

S'il n'existe aucun candidat vraiment déclaré, un homme recueille d'ores et déjà une majorité de suffrages : Michel Denisot, l'ancien président du PSG. Le journaliste a multiplié les casquettes dans sa vie : animateur de télévision, directeur de la rédaction du magazine Vanity Fair, dirigeant de foot bien sûr (également à la Berrichonne de Châteauroux) et même réalisateur de film, « Toute ressemblance », avec Franck Dubosc, sorti en novembre 2019.

Il y a cinq ans, en décembre 2015, Noël Le Graët, le président de la Fédération (FFF), avait ramené le célèbre présentateur dans le monde des instances, en en faisant le représentant de la FFF au sein du conseil d'administration de la Ligue. Il y siège depuis et entretient une relation de confiance avec le patron breton. Les deux hommes marchent main dans la main. Le Graët, qui aime garder le contrôle de la situation, verrait ainsi d'un bon œil son élection à la tête de la Ligue. En novembre 2016, Denisot avait d'ailleurs été sollicité pour prendre les rênes de l'instance avant de renoncer, peu emballé à l'époque par le périmètre du poste.

Médiatique, habile et capable de fédérer

Mais depuis, la situation a changé et président de la Ligue est redevenu un poste qui compte et qui pèse même si la marche des opérations revient au directeur général exécutif de la LFP, en l'occurrence Didier Quillot depuis quatre ans. Une nouvelle fois, Michel Denisot n'est pas insensible à la fonction. Outre le soutien de Le Graët, il bénéficie de l'appui du syndicat de la Ligue 2, l'UCPF, dirigé par Claude Michy, actionnaire de Clermont Foot. Au sein de l'UCPF, l'influence de Bertrand Desplats, président de Guingamp, est majeure.

Desplats soutient également la candidature de Michel Denisot, resté proche de Nathalie Boy de la Tour ces derniers mois dans la crise de gouvernance traversée par le monde professionnel à tous les étages de ses nombreux lieux de décisions, entre la multiplication des syndicats et des collèges, sans parler des tentatives de dissidences des uns et des autres, avec en la matière le rôle d'éclaireur joué par Gérard Lopez, le patron de Lille.

Pour ses partisans, Denisot incarnerait une forme de continuité avec Nathalie Boy de la Tour, une manière de saluer le mandat courageux de cette femme de pouvoir, isolée au milieu des 24 autres membres du conseil d'administration, tous masculins. Médiatique, habile, capable de fédérer, l'ancien président du PSG réunit beaucoup d'atouts pour s'imposer à la tête du football professionnel.

D'autres noms circulent pour succéder à Boy de la Tour, comme celui de Gervais Martel, ancien président de Lens et de l'UCPF, qui doit encore être élu au conseil d'administration. Il y songe. Revient également avec insistance celui de Vincent Labrune, ex-patron de l'OM, qui possède une relation de confiance avec une grande partie des dirigeants de clubs de L 1 et de L 2.