France-Ukraine : pour Deschamps, «il faut savourer sans se croire les plus beaux»

Après la démonstration des Bleus ce mercredi au stade de France contre l’Ukraine (7-1) en amical, le sélectionneur loue l’état d’esprit des siens.

 Didier Deschamps a conscience que les Ukrainiens étaient diminués, mais il tient à savourer ce large succès.
Didier Deschamps a conscience que les Ukrainiens étaient diminués, mais il tient à savourer ce large succès. LP/Frédéric Dugit

Ce mercredi au stade de France, les champions du monde ont largement dominé l'Ukraine en amical (7-1) avec un doublé de Giroud, des buts de Mbappé et Griezmann et le premier en sélection de Camavinga. De quoi réjouir le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps qui annonce le rappel en défense centrale de Kurt Zouma ce jeudi, après « un petit souci avec Upamecano qui ne s'est pas bien senti à la mi-temps. » Adrien Rabiot et Ferland Mendy rejoignent le groupe également ce jeudi.

Est-ce la soirée parfaite ?

DIDIER DESCHAMPS. Je ne sais pas ce qu'est la perfection. C'est une très belle soirée pour nous. Je ne peux pas enlever le mérite à mes joueurs d'avoir marqué sept buts. Les onze qui ont débuté, ceux qui sont entrés, c'est une belle soirée. Les joueurs ont pris beaucoup de plaisir. Il y a eu un bon amalgame. Il faut savourer, sans se croire les plus beaux, sans minimiser non plus.

Comprenez-vous le désarroi d'Andreï Shevchenko, confronté aux blessés et aux cas de Covid-19 avant le match ?

Je comprends ses difficultés, déjà avant avec neuf joueurs qui n'ont pas pu se déplacer, plus les tests positifs qu'il a eus. J'en ai bien conscience. On gère des situations compliquées, on n'a pas toujours les réponses. C'est difficile, très difficile. Il faut faire avec.

Pourquoi avez-vous choisi le milieu en losange ?

C'est par rapport au onze que je voulais faire débuter. Je voulais ce triangle d'attaque pour créer du danger à l'adversaire. C'est différent du mois dernier mais c'est ce que je vous ai annoncé en septembre. Je profite de ces matchs pour sortir de ce que l'on a l'habitude de faire.

Vous avez égalé ce mercredi en tant que sélectionneur le nombre de vos capes en tant que joueur avec 103 sélections. Quel regard portez-vous sur cette longévité ?

Quand je suis arrivé en 2012, j'espérais faire la plus longue route possible. J'en suis fier aujourd'hui même si je ne me retourne pas. Je sais ce que l'on a fait. C'est différent qu'en tant que joueur. Aujourd'hui, je le dois à mes joueurs, avec mon staff mais c'est à travers eux. Dans cette deuxième vie, je ne suis pas limité par l'âge même si chaque jour me rapproche de la dernière sélection. Je sais que l'on a encore de belles choses à aller chercher. Quand je vois cet état d'esprit des joueurs, ça me fait plaisir. Le compteur augmente. Je ne suis pas là pour moi. Mais cette réussite passe par les joueurs sur le terrain.

Comment avez-vous vécu la soirée d'Olivier Giroud ? Quel but a votre préférence, le premier ou le second qui lui permet de dépasser Michel Platini ?

Le premier est fantastique. De là où je suis, je vois très bien la trajectoire. Je suis très content pour Olivier, au-delà de la 100e sélection. Il a toujours été important pour cette équipe de France. Il a toujours cette envie, ce caractère, cette volonté. Bravo à lui! C'est aussi pour cela que je lui ai octroyé le brassard. Je ne vais pas lui faire de cadeau, il le sait. A lui de continuer.

Eduardo Camavinga va-t-il être dur à sortir de l'équipe désormais ?

Je n'ai pas spécialement envie de le sortir du groupe, après pour l'équipe, on verra. Bravo à lui! C'est un jeune qui a énormément de qualités et de facilités. Il a marqué pour sa première titularisation. Si je le fais jouer, c'est que j'estime qu'il en est capable. Il va désormais enchaîner les matchs en club. Je l'ai un peu géré comme son entraîneur à Rennes. Il y a énormément de concurrence au milieu. Il y a encore de la route mais il est capable de très belles choses.

VIDÉO. France-Ukraine (7-1) : des buts, de la joie et des records