France-Ukraine : Giroud «a pensé à Platini» après son doublé historique

Double buteur contre l’Ukraine en amical, l’attaquant des Bleus revient sur sa fierté de voir son nom associer à des légendes du jeu comme Michel Platini.

 « Cela me donne envie d’avancer et de revivre ce genre de soirée », confie Olivier Giroud après son doublé contre l’Ukraine, mercredi.
« Cela me donne envie d’avancer et de revivre ce genre de soirée », confie Olivier Giroud après son doublé contre l’Ukraine, mercredi. LP/Frédéric Dugit

Difficile de le rendre plus fier. Grâce à un doublé inscrit, ce mercredi soir contre l'Ukraine (7-1), Olivier Giroud est devenu le deuxième meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France avec 42 unités. Il dépasse Michel Platini (41) et se rapproche du record de Thierry Henry (51). Le tout le soir de sa centième sélection et d'une première comme capitaine des Bleus.

En conférence de presse, l'attaquant de Chelsea de 34 ans confie son immense bonheur, lui qui attend un quatrième enfant, comme il l'a montré sur sa célébration du second but. Une réalisation inscrite face à l'Ukraine, dont le sélectionneur, Andreï Shevchenko, le Ballon d'Or 2004, est l'idole de Giroud.

Qu'avez-vous ressenti lors de vos deux buts ?

OLIVIER GIROUD. Beaucoup de fierté. J'ai pensé à Platini quand j'ai marqué. C'est l'événement qui fait que c'est encore plus beau. Tout était réuni pour que ce soit une belle soirée. Je ne suis pas du genre à trop cogiter. Je ne vais pas penser négatif. Je ne garde que le meilleur. Cela me donne envie d'avancer et de revivre ce genre de soirée.

Visez-vous désormais Thierry Henry et ce record de 51 buts ?

Vous me connaissez (sourire). Ce n'est pas à moi d'annoncer que je vais dépasser une autre légende du football. Je vais y aller étape par étape. C'est sûr que si je reste sur cette cadence, je suis optimiste pour me rapprocher le plus de lui. On verra. On parle encore de neuf buts à marquer…

Que vous a dit Didier Deschamps à votre sortie du terrain ?

Il m'a reproché de ne pas avoir mis un triplé sur le corner juste avant. Il est très protecteur, est dans l'affectif, la communication. Avec lui, tout est très transparent, franc du collier. Il a des petites attentons qui font plaisir. J'ai découvert une personne qui m'a fait confiance et m'a toujours soutenu. S'il est toujours là, c'est que c'est un grand sélectionneur.

Qu'avez-vous pensé de l'animation de jeu, dans ce système en 4-4-2 losange ?

J'ai trouvé qu'on avait beaucoup de solutions pour combiner entre les lignes et dans l'axe. Mais sans joueur de couloir, on a peu délaissé le côté, notamment à droite où il y a eu moins de centres qu'à gauche. Il faut trouver un équilibre. C'est concluant, satisfaisant, avec ces buts, ces occasions. On aurait pu éviter de prendre un but mais on s'est ressaisi et on a marqué trois autres. Défensivement, il faut réajuster certaines choses et ne pas laisser l'adversaire sortir aussi facilement. Mais on ne va pas faire la fine bouche on est très heureux.

VIDÉO. France-Ukraine (7-1) : des buts, de la joie et des records