Football : José Anigo mis en examen pour «association de malfaiteurs»

L’ancien coach de l’OM est impliqué dans une enquête liée au banditisme marseillais.

 José Anigo, ici en 2014, est suspecté d’avoir cédé une somme d’argent importante à des membres de « la bande de la Capelette ».
José Anigo, ici en 2014, est suspecté d’avoir cédé une somme d’argent importante à des membres de « la bande de la Capelette ». LP/Frédéric Dugit

Placé en garde à vue jeudi, José Anigo a été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », ce dimanche, et placé sous contrôle judiciaire. La figure historique de l'Olympique de Marseille, ancien joueur, coach et directeur sportif du club phocéen, est impliquée dans une enquête liée au banditisme marseillais.

« Le débat judiciaire est loin d'être achevé puisqu'il reste présumé innocent et que les investigations et recours qui demeurent à réaliser démontreront que cette procédure est contestable sur la forme et sur le fond », indique son avocat à La Provence, qui a révélé l'information.

Selon le quotidien régional, José Anigo, actuellement chargé du recrutement international au club anglais de Nottingham Forest (D2), est suspecté d'avoir cédé une somme d'argent importante à des membres de « la bande de la Capelette », dont certains étaient des proches de son fils, Adrien, abattu fin 2013. Ce que conteste l'intéressé.

Réseau criminel

Lundi, plusieurs membres de cette même « bande de la Capelette » avaient été appréhendés dans le cadre du démantèlement d'un réseau criminel soupçonné « d'extorsion en bande organisée au préjudice d'établissements de nuit et dans le milieu du football ». En tout, une vingtaine de suspects ont été interpellés, dont Jean-Luc Barresi et Michel Campanella, le « parrain de Marseille ».

Les investigations portent notamment sur le transfert d'Isaac Lihadji, un jeune attaquant de 18 ans formé à l'OM, recruté cet été par Lille. « L'infraction d'extorsion de fonds en bande organisée en lien avec le transfert d'Isaac Lihadji ne pouvant lui être reprochée, monsieur Anigo n'a pas été mis en examen sur ce point », précise son avocat. Alors que le parquet demandait son placement en détention provisoire, José Anigo a été laissé libre.