Equipe de France féminine : Amandine Henry éreinte Corinne Diacre

La capitaine de l'équipe de France a évoqué les problèmes relationnels avec la sélectionneuse en équipe de France dans un entretien accordé à Canal +. Et ça décoiffe !

  Amandine Henry affirme qu’elle a vu des filles pleurer dans leur chambre pendant la Coupe du monde.
Amandine Henry affirme qu’elle a vu des filles pleurer dans leur chambre pendant la Coupe du monde. LP / Arnaud Journois

Une onde de choc. Dans un entretien accordé ce dimanche soir à Canal +, la capitaine de l'équipe de France Amandine Henry a publiquement réglé ses comptes avec la sélectionneuse Corinne Diacre, qui ne l'avait pas convoquée pour le rassemblement d'octobre.

«C'est la coach, elle fait des choix, déclare d'abord la milieu de terrain lyonnaise de 31 ans. Mais quand elle m'a appelée pour me prévenir, l'appel a duré 14 ou 15 secondes, je m'en rappellerai toute ma vie. Franchement, ce coup de fil m'a choqué. Elle m'a dit: Amandine tu sais que la liste sort demain et tu n'y seras pas par rapport à tes performances actuelles. Je lui ai dit : Ok, bon match, au revoir. C'est tout. Si c'est un choix sportif, tu essayes de remobiliser ta joueuse, mais là cette discussion m'a fait mal. En plus sportivement, je me sens super bien.»

Pour Amandine Henry, le problème n'est de toute manière pas lié à ses prestations sur le terrain. «Je pense que c'est au-delà du sportif, confie-t-elle. Je pense que ça s'est passé la semaine où le président Le Graët est venu à Lyon quand on a remporté la Ligue des champions. Ça faisait un moment que toutes les filles, de Lyon ou d'ailleurs, faisaient de mauvais retours sur la coach. La venue du président a été une aubaine pour nous, on s'est dit les choses qui n'allaient pas. Je pense que le président lui a passé un coup de fil après, ce qu'elle a dû mal digérer. Je pense que le problème vient de là.»

« Est-ce que je pense que la relation de confiance est rompue entre la coach et l'équipe ? Malheureusement, oui »

Durant l'interview, la joueuse revient ensuite sur la Coupe du Monde en France l'an dernier où les Bleues avaient été éliminées en quart de finale par les Etats-Unis (1-2). «Après le Mondial, la coach avait voulu faire des entretiens individuels, je lui avais dit lors de cet entretien que je n'avais pas été épanouie à 100% durant le Mondial, se souvient Henry. Sportivement mais aussi humainement, car j'ai vu des filles pleurer dans leur chambre. Moi aussi, ça m'est arrivé. C'était le chaos total. Est-ce que je pense que la relation de confiance est rompue entre la coach et l'équipe? Malheureusement, oui.»

Désormais, la capitaine des Bleues espère que sa prise de parole publique servira à faire bouger les choses. «Peut-être qu'on aurait dû essayer de plus parler avec elle, je me remets en question aussi. Mais là en quelques années, on a un Euro, un Mondial, et des JO en France qui arrivent, indique l'ancienne joueuse de Portland (Etats-Unis) et du PSG. Alors c'est maintenant qu'il faut régler la situation. Pas dans trois ans. Il faut se dire les choses. J'aimerais qu'on se réunisse tous autour d'une table, et qu'on mette tout à plat pour aller gagner ce titre. Qu'on parle foot, terrain, victoires et ambitions.»