Croatie-France : «On doit garder notre base qui a fait notre force», estime Deschamps

Ce mardi, à la veille de Croatie-France à Zagreb en Ligue des nations, le sélectionneur a détaillé ses envies de variété tactique tout en défendant le bilan d’Antoine Griezmann, en difficulté dans le jeu dimanche face au Portugal.

 Didier Deschamps arrive ce mardi au stade Maksimir, à Zagreb (Croatie) pour sa conférence de presse, à la veille du match entre la Croatie et la France.
Didier Deschamps arrive ce mardi au stade Maksimir, à Zagreb (Croatie) pour sa conférence de presse, à la veille du match entre la Croatie et la France. LP/Guillaume Georges

Ce mardi, Didier Deschamps a tenu sa traditionnelle conférence de presse de veille de match à Zagreb. Les champions du monde affrontent ce mercredi la Croatie au stade Maksimir (20h45). Le sélectionneur est notamment revenu sur le rôle et le positionnement d'Antoine Griezmann, installé en numéro 10 lors des dernières sorties.

Comprenez-vous la présence de 7000 spectateurs dans le stade ce mercredi ?

DIDIER DESCHAMPS. Qu'il y ait du monde dans le stade est une bonne chose pour les joueurs. C'est bien pour les Croates. Il faut le voir du bon côté. Si les autorités croates l'ont décidé, il n'y a pas en discuter. Nous, ce n'est pas possible. Il n'y a pas à discuter. C'est comme ça.

Olivier Giroud peut-il enchaîner un 3e match en dix jours et allez-vous ménager les deux Parisiens qui jouent vendredi à Nîmes avec le PSG ?

Olivier est disponible comme l'ensemble des joueurs pour l'entraînement de ce soir (NDLR : ce mardi) qui sera court compte tenu des matchs rapprochés. Il est capable de pouvoir enchaîner, je réfléchirai sur lui et d'autres joueurs, par rapport à leur ressenti et leur bilan médical. Les autres critères n'entrent pas en ligne de compte. C'est un match international. Je ferai mes choix en fonction d'autres critères que les matchs à venir, notamment vendredi.

Les nombreux titres du Bayern la saison dernière ont-ils eu un impact sur les joueurs français ? Coman peut-il s'intégrer dans le duo d'attaque ?

Gagner des titres est toujours bien, très bien. Cela récompense le travail de tout un groupe. Cela leur fait des titres en plus. Cela ne peut que les inciter à en gagner encore plus, de la confiance. Kingsley Coman peut être utilisé différemment dans cette attaque à trois. Il a cette capacité de créer des décalages. Il est plus habitué à jouer sur le côté. Il se retrouve parfois en axial aussi. Il entre dans ce cadre-là.

Vous effectuez différents tests tactiques. Attendez-vous des réponses en novembre ou continuerez-vous en 2021 ?

J'ai considéré que c'était le moment. Ce ne sont pas des tests. C'est faire les choses différemment, voir différentes associations pour avoir des réponses pour l'Euro. Jusqu'à novembre, il y aura des enseignements, collectifs et individuels, en tenant compte de l'opposition. C'est le bon moment de faire différemment. Cela demande du temps. En sélection, il n'y en a pas. Ce n'est pas une excuse.

Pourquoi avoir changé plusieurs fois d'organisation ? Qu'est-ce qui ne vous convenait pas avant dans l'attaque ?

Ce n'est pas que ça ne m'allait pas. Je veux élargir notre palette. Et ce n'est pas parce que ça ne marche pas ou moins bien sur un match que ça part aux oubliettes. Je fais en sorte d'élargir notre palette pour, à tout moment, changer en cours de match ou sur un match en particulier. On doit garder notre base qui a fait notre force mais on doit aussi avoir de la variété.

Pourquoi aussi peu de jeu sur les côtés contre le Portugal et avez-vous discuté avec Griezmann de son positionnement ?

Pas assez de jeu sur les ailes, oui et non. C'est une question de positionnement par rapport à l'adversaire. On doit être capable de mieux animer nos couloirs. L'adversaire a bien verrouillé. Avec Antoine, on en discute depuis un bon moment. Je sais où il est le plus influent. C'est un joueur d'axe. Il manque de repères, vous savez pourquoi. Il est dans un registre offensif et par son volume, il peut être considéré aussi comme un milieu. Ses chiffres parlent : 32 buts et 21 passes décisives. Je sais ce qu'il peut donner à l'équipe.

Le retour de Luka Modric change-t-il tout ?

C'est un très très grand joueur. La Croatie devient plus forte avec lui. C'est un leader technique et aussi psychologique. Il n'a pas été Ballon d'Or pour rien. Je l'apprécie beaucoup car humainement, c'est une bonne personne avec beaucoup d'humilité et de sincérité. Quand il a le ballon dans les pieds, il est capable de bonifier le jeu de la Croatie.