Croatie-France (1-2) : Deschamps «très fier» de ses joueurs après leur succès

Ce mercredi soir, l’équipe de France a fait la différence à Zagreb (2-1) grâce à un but de Kylian Mbappé. La tête de ce groupe de Ligue des nations se jouera le 14 novembre à Lisbonne contre le Portugal.

 « Je n’ai pas vu beaucoup de sélections réaliser ce que l’on a fait lors de ces trois matchs », se réjouit Didier Deschamps.
« Je n’ai pas vu beaucoup de sélections réaliser ce que l’on a fait lors de ces trois matchs », se réjouit Didier Deschamps. LP/Guillaume Georges

Ce mercredi à Zagreb, les champions du monde ont battu sur le fil la Croatie (2-1) malgré une seconde période où ils avaient perdu le fil de la rencontre. Ils restent dans la roue du Portugal, en tête du groupe de Ligue des nations. Pour Didier Deschamps, les satisfactions sont nombreuses.

Qu'est-ce qui a fait la différence ? Le caractère, le talent individuel, l'état d'esprit ?

DIDIER DESCHAMPS. C'est un tout. Dans les autres rencontres, tout le monde a des matchs difficiles, la Croatie a de la qualité. On aurait dû être plus à l'abri, avec deux buts d'avance. On a fait des erreurs. On a la force de caractère. Les joueurs sont compétiteurs. Il y avait beaucoup de changements, je suis très fier de ce que les joueurs ont fait. La Croatie nous a poussés. On les a battus une nouvelle fois. C'est un rapport de force, la Croatie a eu de belles périodes. Tout le monde s'est serré les coudes.

Regrettez-vous les occasions manquées de la première période ?

On aurait pu mener plus largement, il y a l'occasion de Kylian, la situation claire sur Anthony Martial (NDLR : le pénalty non sifflé). On est plutôt efficace en général, on marque deux buts. On avait la maîtrise, on aurait dû être récompensés par un deuxième but mais ça n'a pas été le cas.

Avec du public, ça change tout ?

Moi, ça me change parce que quand je tente de les positionner, ils ont du mal à m'entendre (sourires). En ce moment, on doit se contenter de ce qu'on peut. On joue dans de stades presque vides mais rien ne remplacera jamais les stades pleins. On n'a pas le choix mais c'est le public qui apporte cette adrénaline.

A quoi attribuez-vous le but encaissé, une incompréhension ?

Entre ce que je leur dis au départ et ce que je voulais modifier, il y a eu un peu de temps. Ce n'est pas ça uniquement. On doit sortir sur le frappeur. Cela a mis un peu de temps avant qu'il ne se positionne.

Etes-vous satisfait de l'animation offensive ?

Oui. Elle a été plus fluide, plus intéressante. Il y avait beaucoup de mobilité, Kylian Mbappé et Anthony Martial ont beaucoup utilisé la largeur du terrain. Antoine Griezmann a été dans son registre et a marqué son 33e but au cas où vous ne l'auriez pas remarqué. Cela demande de la répétition. Anthony n'a pas le profil d'Olivier Giroud. Ils ont une liberté mais il y a aussi des choses à faire ensemble. Ils ont plus participé au jeu, fait des actions individuelles, des déviations. C'était meilleur que le dernier match. Ce n'est pas nous uniquement. Le Portugal ne l'avait pas permis. Je vois de grandes nations. Le Portugal c'est très costaud. Ils ont mis ce qu'il fallait pour nous empêcher de jouer.

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Pourquoi avez-vous procédé à autant de changements au milieu de terrain et qu'avez-vous pensé d'Adrien Rabiot ?

Entre ce que je pensais faire et ce que j'ai dû décidé par ressenti des joueurs ou des informations que j'avais, je n'ai pas pris de risque. J'ai mis d'autres joueurs pour les voir. Ce sera pareil le mois prochain. Cela permet de concerner plus de joueurs. Adrien Rabiot enchaîne, il a confirmé tout ce qu'il fait de bien. Il a une aisance technique, de l'abattage.

Quel bilan tirez-vous de ce rassemblement ?

On a eu trois oppositions différentes. Il y a eu un festival offensif face à l'Ukraine. On a réalisé un match de combattant, solide, fermé face à l'une des meilleures nations européennes et mondiales, le Portugal. Ici, on a eu une belle bataille. J'ai voulu garder le même système. Les joueurs sont dans la meilleure position même si ça demande des ajustements. Je suis très fier des joueurs, très content d'eux. Je n'ai pas vu beaucoup de sélections réaliser ce que l'on a fait lors de ces trois matchs.

L'entrée de Paul Pogba a-t-elle montré qu'il était indispensable ?

On peut parler aussi d'Antoine Griezmann. Paul fait partie des leaders. Il a cette capacité à être décisif, il est moteur dans le groupe. C'est un joueur cadre et important de l'équipe. Il fédère collectivement. Il a une qualité dans l'avant-dernière passe. Il a une capacité technique, sa passe déclenche tout même si je n'enlève rien au centre de Lucas Digne. Paul Pogba n'a pas débuté par rapport à sa longue absence.