«Ça a mal tourné…» : les étonnantes explications du patron de Mediapro sur les droits TV

Sur Radio Marca, le patron de Mediapro a livré ce mercredi sa version de la crise des droits TV. Et refuse toujours d’assumer ses responsabilités.

 Alors que le foot français cherche toujours un nouveau diffuseur, Jaume Roures se livre à des explications qui devraient faire réagir.
Alors que le foot français cherche toujours un nouveau diffuseur, Jaume Roures se livre à des explications qui devraient faire réagir. LP/Olivier Corsan
Ligue 1 Uber Eats

Les responsables sont la presse française ainsi que les dirigeants de la Ligue (LFP), mais ni lui, ni Mediapro n'y sont pour rien. Avec un aplomb certain, Jaume Roures, le boss catalan de Mediapro, a livré sur Radio Marca ce mercredi sa version très personnelle du conflit qui a opposé son entreprise à la LFP dans la crise des droits TV de la Ligue 1.

« Les reprises (NDLR : des informations) en France, comme celle (du journal) L'Equipe, m'ont dérangé parce que c'était une fausse interprétation de la situation, a-t-il déclaré. Nous demandions à la ligue française de renégocier le contrat (NDLR : des droits TV de la Ligue 1). Mais nous n'arrêtions pas de payer. Là, au lieu de s'asseoir pour négocier, ça a mal tourné… » Des affirmations plutôt culottées de la part de Roures dont le groupe, prétextant la situation sanitaire liée à l'épidémie de Covid, a dénoncé unilatéralement son contrat de diffuseur de 80 % des rencontres de la Ligue 1 et Ligue 2 contre 814 millions d'euros annuels pour la période 2020-2024.

Le groupe sino-espagnol était tellement bon payeur qu'il n'a honoré aucune des deux échéances de novembre et de décembre, laissant un trou de 334 millions d'euros dans les finances du foot français. Après quoi, il s'est placé sous la protection du Tribunal de commerce de Nanterre courant novembre.

Diffusion de la Ligue 1 sur Mediapro jusqu'au 31 janvier

Début décembre, la conciliation judiciaire a conclu que Mediapro était autorisé à reprendre sa liberté après avoir rendu ses droits à la LFP et lui avoir versé 100 millions d'euros. A l'évidence, Roures, qui ne s'est acquitté jusqu'ici que de 64 sur les 100 millions dus, considère qu'il a également récupéré sa liberté de parole sur le sujet.

La LFP a lancé mardi soir un appel d'offres sur les droits audiovisuels de la Ligue 1 et Ligue 2 pour le reste de la saison, soit la période courant du 5 février à la fin du championnat. Contractuellement, Mediapro est tenu de diffuser les rencontres de Ligue 1 jusqu'au 31 janvier 2021 à ses frais. Au-delà de cette date, rien n'est prévu. Si la Ligue n'a pas trouvé de diffuseur d'ici début février - le clasico OM-PSG est programmé le 7 février - elle pourrait donc se tourner vers Mediapro.

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