Tour de La Provence : pour Marion Rousse, «Julian Alaphilippe ne peut faire que du bien à la course»

Directrice adjointe du Tour de La Provence qui débute ce jeudi, l’ancienne coureuse est ravie de la présence de son compagnon Julian Alaphilippe. Le champion du monde a choisi de commencer sa saison dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse et le Var.

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 En février 2020, Marion Rousse avait déjà participé à l’organisation du Tour de la Provence.
En février 2020, Marion Rousse avait déjà participé à l’organisation du Tour de la Provence. PRESSE SPORTS/Etienne Garnier

C'est avec le dossard de directrice adjointe du Tour de La Provence (de jeudi à dimanche) que Marion Rousse a accepté de se confier. Pas avec celui de compagne de Julian Alaphilippe. Pas question pour elle de revenir sur l'annonce de sa prochaine maternité. Avec son champion du monde de compagnon, c'est une route qu'elle veut préserver au maximum. Mais elle a néanmoins accepté d'évoquer la présence d'Alaphilippe sur cette épreuve méridionale chère à son cœur.

Dans quel état d'esprit vous trouvez-vous avant le départ du Tour de La Provence programmé jeudi ?

MARION ROUSSE. Il y a une forme d'excitation car j'ai hâte d'être au départ. Il y a un an de boulot derrière nous et j'aborde cette course comme une compétitrice. Cette année, il y a eu un peu plus de stress car on a vécu beaucoup de retournements de derrière minute, toujours liés évidemment à la pandémie. Maintenant, tout est dans les clous.

Avez-vous craint un moment que la course n'ait pas lieu ?

Je ne suis pas allée jusque-là mais, le plus dur, c'était que tous les problèmes rencontrés n'étaient pas de notre fait. On ne maîtrisait rien là-dessus. Nous, avec Pierre-Maurice Courtade, le directeur, on s'est posé quelques questions. C'est quand même notre bébé (sourire). Et cela aurait dur de voir la course ne pas avoir lieu.

Regrettez-vous d'avoir accepté sur un coup de tête en 2018 de vous lancer dans une organisation de course alors que vous n'y connaissiez rien ?

Pas du tout. Ce n'était pas quelque chose qui m'attirait forcément alors que j'avais mon métier à la télé en parallèle. Mais j'ai eu envie de foncer car on ne m'a pas proposé de jouer les marraines et de sourire sur les photos. C'est un vrai boulot et je me suis prise au jeu. Cette course a changé ma vision du vélo.

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La présence de Julian Alaphilippe au départ a-t-elle contribué au maintien de la course ?

Elle ne peut faire que du bien à la course. On est hyper contents d'avoir un champion du monde au départ. Et, même sans maillot arc-en-ciel, cela reste Julian. Donc ça veut dire qu'il y aura une belle course avec lui. Il reste un attaquant. L'organisatrice que je suis est ravie de l'avoir sur la ligne de départ. Après, ce n'est pas la bonne année pour avoir un champion du monde car les gens ne pourront pas l'approcher. Et je peux vous dire qu'il en est le premier frustré. Mais cet isolement entre les coureurs et le public est le prix à payer pour que la course se déroule.

Sa présence est-elle un cadeau alors qu'habituellement il débute sa saison en Amérique du Sud ?

Non, là, c'était prévu. Avant même que les courses en Argentine et en Colombie ne soient annulées, il m'avait dit : « Je veux courir le Tour de la Provence. » Il ne voulait pas partir loin cette année avec le Covid. Il ne savait pas s'il n'allait pas être bloqué là-bas. Et, depuis plusieurs années, il rentrait malade de Colombie à cause du changement de température. Non, c'était acté depuis longtemps que Julian vienne sur notre course.

Qu'est-ce qui lui plaît dans cette course ?

Il lui tenait à cœur, avec son maillot, de commencer par la France. Le parcours et la température lui conviennent aussi. Et, à ses débuts de coureur, il l'avait disputée mais en abandonnant. Là, il a envie de bien faire. Et, bien sûr, il sait comment on a travaillé dur pour l'organiser. Ce sera une course particulière pour Julian.

Quel sera votre programme après le Tour de la Provence ?

(Sourire). Il n'y aura pas de repos. Bientôt, je vais commenter Paris-Nice (NDLR : du 7 au 14 mars) puis les Classiques. J'ai plein de boulot qui m'attend aussi avec l'organisation du GP de Formule 1 au Castellet et la préparation du Tour de Savoie-Mont-Blanc. J'ai un bon planning à venir !