Tour de la Provence : Alaphilippe brille au Ventoux où Sosa s’impose

Le champion du Monde avait les moyens de s’imposer, ce samedi, mais il a dû s’incliner face à la course d’équipe du duo colombien d’Ineos – Ivan Sosa - Egan Bernal.

 Egan Bernal dans la roue de Julian Alaphilippe lors de la troisième étapes du Tour de La Provence.
Egan Bernal dans la roue de Julian Alaphilippe lors de la troisième étapes du Tour de La Provence. Icon Sport/Sirotti

Il ne faut jamais écouter Julian Alaphilippe quand il dit venir au pied d'une montée pour simplement se tester et produire un effort soutenu. La veille de l'ascension du mont Ventoux, certes à mi-pente jusqu'au chalet Reynard, le champion du monde parlait juste de ce col, qu'il n'avait plus grimpé depuis cinq ans, comme d'une rampe de lancement pour parfaire sa condition physique. Mais pour cette troisième des quatre étapes du Tour de La Provence, Alaphilippe a bien tenté, ce samedi, de s'imposer. Et il a fallu un duo colombien portant les couleurs d'Ineos pour l'empêcher de s'offrir une victoire de prestige dans un haut lieu du vélo.

Si dans la nuit précédente, la neige était tombée sur le sommet du Vaucluse, laissant craindre un instant une réduction de l'étape, la route était finalement praticable. Et Alaphilippe s'est senti bien tout au long du parcours, intimant même à ses coéquipiers de Deceuninck - Quick-Step d'imprimer un rythme soutenu. Le Colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de France 2019, avait, lui aussi, envie de briller pour sa rentrée. Son coéquipier et compatriote Ivan Sosa a lancé une attaque à 4,8 km de l'arrivée pour prendre une vingtaine de secondes d'avance. Le temps de jauger qui était en forme et Alaphilippe, à 3,3 km de la ligne, s'est à son tour extirpé. Bernal a pris sa roue mais sans, évidemment, l'aider à revenir sur Sosa.

«Je ne pensais pas tenir jusqu'au sommet»

Pendant plusieurs minutes, le mano à mano, Alaphilippe - Bernal, a pris des airs de duel sur le Tour, à une trentaine de degrés près. La température au Chalet-Reynard ne dépassant pas le zéro. Sosa a finalement pu conserver sa première place et prend, au passage, une option énorme sur la victoire finale. Dans les derniers hectomètres, Bernal, plus frais, a validé la mainmise colombienne sur l'épreuve.

Alaphilippe, 3e à 18 secondes, se veut positif. « La condition est là et je suis quand même content. Je ne pensais pas tenir jusqu'au sommet. Je n'ai pas pu faire grand-chose quand il y a eu l'envol des deux Ineos. J'étais à bloc. C'est déjà bien d'être resté avec eux et c'est de bon augure pour la suite. »

Au classement général, Alaphilippe est troisième à 21 secondes de Sosa. Le deuxième Français, Aurélien Paret-Peintre (AG2R-Citroën), est seulement douzième à 1'28".