Tour de France : souvenez-vous des étés des Français…

A la peine au général, les coureurs français ont encore décroché des étapes cette année sur la Grande Boucle. Un livre permet de se replonger dans leurs plus belles conquêtes passées.

 Ce livre revient sur 25 victoires d’étapes de coureurs tricolores.
Ce livre revient sur 25 victoires d’étapes de coureurs tricolores. D.R.

Cette année il y a d'abord eu Julian Alaphilippe avec son exploit à Nice, puis Nans Peters vainqueur à Loudenvieille. Comme un symbole, c'est le coureur de Deceuninck Quick-Step qui a droit au premier chapitre du nouveau livre de Nicolas Geay, le reporter de France Télévisions : « Victoires de légende, 25 victoires françaises qui ont marqué l'histoire du Tour » (Ed.Amphora, 29,95 euros).

Cet ouvrage de 315 pages comprend notamment de longs entretiens avec les coureurs eux-mêmes, ou leur entourage proche, et il permet de revenir au cœur des succès de Thibaut Pinot, Romain Bardet, Warren Barguil, Thomas Voeckler, Pierre Rolland ou encore Laurent Fignon.

On y apprend pourquoi Alaphilippe avait demandé à son équipe de faire un détour lors des reconnaissances pour aller repérer les 100 derniers kilomètres de l'étape où il allait s'imposer à Epernay (Marne) et prendre le Maillot jaune pour la première fois de sa carrière. Romain Bardet évoque son succès à Saint-Gervais (Haute-Savoie) en 2016 et explique qu'il « rêve d'un cyclisme où la course peut exploser dès le premier col, sans les équipiers et que ce soit d'hommes à hommes ».

«J'ai eu un moment d'absence»

Warren Barguil revient, lui, sur sa drôle de sensation au sommet de l'Izoard en 2017 : « J'ai eu un moment d'absence, ça m'a fait drôle, car je ne suis pas un Colombien. Moi, je ne suis pas habitué à ces altitudes… »

Il y a de la revanche dans les mots de Richard Virenque quand il évoque sa victoire à Morzine (Haute-Savoie) en 2000 : « Je devais être irréprochable, avec tous les contrôles inopinés que je subissais parce qu'ils voulaient me faire tomber. J'étais tout le temps contrôlé. Mais je reviens et je gagne quand même. »

Le récit du succès de Sandy Casar à Angoulême (Charente) est rempli de confessions fortes après sa violente chute à cause d'un chien en cours d'étape.

Enfin, Thibaut Pinot, revient longuement sur sa victoire au sommet du Tourmalet l'an dernier. Le coureur de Groupama-FDJ, qui avait fait vibrer son manager Marc Madiot ce jour-là, fait revivre cet instant d'émotion : « A 400 m, j'accélère vraiment et, dans ma tête c'est un décompte : 400, 300, 200, 100 m. Puis je sais qu'il reste 100 m d'effort à bloc, et la victoire me tend les bras. »