«Taper sur tout ce qui nous unit est une faute» : le patron du Tour de France répond aux élus écologistes

«Le Tour est tellement plus que la plus grande course cycliste du monde. Le Tour, c’est notre pays !» a martelé le patron de la course, en réponse aux critiques de plusieurs élus écologistes sur la Grande Boucle.

 Le patron du Tour de France a mis en avant l’aspect social de la Grande Boucle.
Le patron du Tour de France a mis en avant l’aspect social de la Grande Boucle. Reuters/Benoît Tessier

En temps normal, le village départ est le lieu où les officiels du Tour de France et les élus sympathisent et s'extasient de la présence de la Grande Boucle dans leur ville. Mais mercredi matin, le podium installé à Grenoble (Isère) pour l e départ de la 17e étape du Tour de France a été le théâtre d'un discours bien plus politique de la part du patron de la course, Christian Prudhomme.

Ce dernier a profité de son discours et de la présence d'Eric Piolle, maire Europe-Ecologie Les Verts (ELLV), pour répondre aux critiques sur le Tour de France lancées par des élus écolos rennais, puis par le maire (EELV) de Lyon, Grégory Doucet, contempteur d'une course « machiste et polluante ».

« Peut-être n'avançons-nous pas assez vite dans certains domaines, mais nous travaillons, a souligné Christian Prudhomme dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Savez-vous qu'au mont Aigoual (NDLR : où est arrivée la 6e étape), nous avons installé des filets anti-divagation des gens? Tout est fait en collaboration, nous parlons aux gens. Seule la discussion, sans parler dans les médias en premier, peut aider. C'est juste du bon sens. »

« Ne cassez pas ce qui rassemble »

« Le Tour de France est une épreuve qui fédère, qui rassemble, martèle-t-il. Ne cassez pas ce qui rassemble ! Il y a tant de communautarismes, de gens qui séparent. Le Tour est tellement plus que la plus grande course cycliste du monde. Le Tour, c'est notre pays ! »

« On sera samedi en Haute-Saône, à la Planche des Belles Filles : 35% de chômeurs en fond de vallée, des gens qui baissaient la tête et qui la relèvent. Grâce au Tour, ils relèvent la tête, a-t-il scandé à la manière d'un dirigeant politique. Parce qu'ils voient leur village, Plancher-les-Mines dans la Haute-Saône, qui est montré dans le monde entier. Et ils sont fiers ! Je suis sûr que dans ce magnifique département de l'Isère, je suis sûr qu'à Grenoble, dans la métropole, dans la ville, les gens sont fiers. Et ils le sont encore plus dans nos territoires ruraux. »

« Mais ce qui nous rassemble, ce qui nous unit, c'est juste du bon sens. Taper sur ce qui nous unit n'est pas une erreur, c'est une faute », conclut-il, applaudi par l'assistance. Dont Eric Piolle, qui a salué le départ du Tour de sa ville sur les réseaux sociaux.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a apporté son soutien au Tour estimant sur BFM-TV que ce n'était « pas le moment de mettre en péril nos grands événements sportifs ».