Covid-19 : le handball professionnel continue à huis clos

La Ligue nationale, avec la grande majorité des clubs concernés, a décidé le maintien des championnats de Starligue et de Proligue malgré les contraintes économiques liées au huis clos.

 Même sans spectateurs, et donc sans billetterie, la Ligue nationale de handball a préféré poursuivre les matchs à huis clos.
Même sans spectateurs, et donc sans billetterie, la Ligue nationale de handball a préféré poursuivre les matchs à huis clos. Icon Sport/Jeremy Melloul

C'est désormais officiel. À l'instar du volley, et d'une certaine manière du basket, le handball professionnel masculin va continuer son activité, dans un contexte sanitaire très réglementé depuis l'annonce du reconfinement. Ainsi en ont décidé la Ligue nationale de handball (LNH) et ses clubs à une très large majorité ce mercredi en assemblée générale, suivant ainsi la position du gouvernement d'autoriser la poursuite des activités du sport professionnel, sous réserve de respecter scrupuleusement les contraintes du huis clos.

Depuis le début de la saison, les clubs professionnels sont confrontés à la crise engendrée par la Covid-19. Après les tests positifs qui ont touché de nombreux clubs (Ivry, Créteil, Nantes, Montpellier, Tremblay …), le reconfinement est venu ajouter une difficulté supplémentaire. Sans spectateurs, et donc sans billetterie, fallait-il continuer les compétitions à huis clos, ou bien tout simplement temporairement les arrêter comme l'ont souhaité plusieurs clubs (Nantes, Chambéry, Aix)?

« Il nous fallait choisir le moins mauvais des scénarios : arrêter de jouer ou jouer avec des contraintes économiques sont deux hypothèses qui peuvent rapidement conduire à la faillite de nos clubs les plus fragilisés par la situation, a déclaré David Tebib, le président par intérim de la LNH et de Nîmes dans un communiqué. Nous adoptons une démarche de combativité, fidèle aux valeurs de notre sport, en étant convaincus que les pouvoirs publics finiront par reconnaître notre mission d'utilité publique ainsi que la singularité de notre modèle de professionnalisme. »

Dans son communiqué, la LNH, qui parle de « question de survie » pour son sport, présente également un autre argument, celui de la densité du calendrier sportif : « La deuxième partie de saison est telle, notamment avec la programmation des compétitions internationales, que la multiplication du nombre de matchs reportés reviendrait en définitive à les annuler, détruisant plus de valeurs que la solution consistant à jouer à huis clos. »

Par ailleurs, le communiqué précise que « l'évolution de la situation sanitaire, la prolongation éventuelle de la période de confinement, et enfin l'issue des discussions avec les pouvoirs publics quant à un soutien financier légitime, peuvent, à tout moment, conduire la LNH à modifier l'organisation et le déroulement de ses compétitions. »

En conférence de presse de l'équipe de France, ce mercredi en début d'après-midi à la Maison du Handball à Créteil, Guillaume Gille, le sélectionneur des Bleus, a tenu à rassurer les clubs qui mettent leurs à la disposition de son groupe : « Ils sont leurs premiers employeurs, c'est logique qu'ils se fassent du souci et qu'ils aient envie d'avoir des garanties de notre part. Nous prenons et nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour que les joueurs soient en sécurité. Je reste fermement attachée à l'idée que le hand international doit vivre. »

À noter enfin que pour le handball professionnel féminin, la LFH a également décidé de maintenir le championnat de D1 en novembre (7e, 8e, 9e journée). Les autres compétitions nationales (N2, N3 et U18 pour les hommes, N1, N2 et U17 chez les féminines) sont en revanche suspendues jusqu'à la fin de l'année.