Orléans se rêve olympique en 2024

La métropole pousse ses pions pour séduire les délégations étrangères en vue de la préparation des JO de Paris.

 La salle de gymnastique des Murlins où s’entraîne la SMO.
La salle de gymnastique des Murlins où s’entraîne la SMO. LP/Orléans Métropole

Retenue sur la liste des villes qui pourraient servir de base arrière à des délégations olympiques internationales pour les jeux de 2024, Orléans a bien l'intention de ne pas laisser passer sa chance. « C'est une occasion unique qui ne se présente qu'une fois dans une vie, il faut s'en saisir, et cela se prépare dès maintenant », insiste l'adjoint au sport Thomas Renault, ancien gardien de but de l'USO.

Dans l'appel à candidature, la ville s'est positionnée sur de très nombreux sports comme le badminton, le basket-ball, l'escrime, le football, la gymnastique l'haltérophilie, le handball, le judo, le volley-ball… « Ce que l'on voudrait, c'est recevoir une nation entière et faire vibrer Orléans aux couleurs de cette nation, dans plusieurs disciplines, avec la possibilité de pouvoir voir les athlètes s'entraîner », poursuit Thomas Renault.

À une heure de Paris

Pour y parvenir, Orléans estime avoir les bons atouts, une situation géographique idéale, à une heure de Paris, et des infrastructures de haut niveau comme sa future grande salle de sport, de 8000 à 10 000 places, en cours de construction, son pôle France judo, son pôle gymnastique, qui figure dans le top 12 français, ou son cercle d'escrime.

Mais encore faut-il convaincre. La métropole cherche à attirer Thierry Estanguet pour que le président de Paris 2024 se rende compte du potentiel local. Elle va aussi créer un « club des ambassadeurs » pour pousser ses ambitions, avec des sportifs connus. Alors que le comité olympique réfléchit à faire des économies, Orléans va même jusqu'à imaginer que certaines épreuves pourraient être délocalisées dans la région, comme l'espère encore le Centre équestre de Lamotte-Beuvron, en Sologne, qui milite pour l'accueil des épreuves d'équitation… à la place du site prestigieux de Versailles qui a pour l'instant été retenu.