Covid-19 : applaudir oui, mais pas chanter… les premières règles des JO de Tokyo dévoilées

Les organisateurs ont dévoilé les premières mesures pour lutter contre le Covid-19 pendant les JO. En attendant peut-être de devoir encore les durcir…

 Tokyo, Japon, le 3 février 2021. La version en langue anglaise du Playbook, un guide des bonnes pratiques olympiques en temps de Covid.
Tokyo, Japon, le 3 février 2021. La version en langue anglaise du Playbook, un guide des bonnes pratiques olympiques en temps de Covid.  AFP/Du Xiaoyi

Vingt-quatre heures après avoir annoncé que les JO de Tokyo auraient lieu « quoiqu'il arrive », les organisateurs japonais et le CIO ont publié ce mercredi « Playbook », un cahier des règles à appliquer par chacune des populations (athlètes, officiels, médias…) présentes aux Jeux.

Cette première publication, destinée aux fédérations internationales et aux officiels techniques, dresse la trame d'une compétition placée sous haute surveillance sanitaire. « La santé et la sécurité de chacun sont notre priorité absolue. Nous avons tous un rôle à jouer, explique Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO. Nous savons que ces Jeux olympiques seront différents à bien des égards. Les circonstances et les contraintes imposées exigeront souplesse et compréhension de la part de tous les participants aux Jeux. A ce stade, ce sont les grandes lignes que nous communiquons… »

Vaccin conseillé mais pas obligatoire

Les athlètes sauront plus en détail ce qui les attend le 9 février. Il n'y aura pas de quarantaine stricte à observer mais chacun devra commencer son voyage à Tokyo… quatorze jours avant le départ, en réduisant au maximum ses interactions sociales et en remplissant un bulletin de santé quotidien (prise de température) sur une application dédiée.

Il faudra également fournir son planning de déplacement prévu lors des quatorze premiers jours sur le sol nippon et une liste de cas contacts potentiels. Pour être autorisé à entrer sur l'archipel, un test PCR négatif de moins de 72 heures sera demandé. En revanche, le vaccin, s'il est fortement conseillé, n'est pas exigé. Et ne sera en aucun cas un passe-droit pour se soustraire à toutes les obligations établies.

En plus des traditionnelles mesures d'hygiène et de distanciation sociale, les organisateurs souhaitent limiter au maximum les contacts entre les accrédités venus de l'étranger et la population locale, qui craint une recrudescence de la pandémie. Il est ainsi demandé de sortir au plus vite de l'aéroport sans s'arrêter dans une quelconque boutique et de ne pas quitter le périmètre olympique pendant les quatorze premiers jours de présence. Seuls les trajets dûment enregistrés au préalable (en gros hébergement-stade et vice-versa) seront possibles. Pas de tourisme en haut du Skytree, shopping informatique à Akihabara, sorties au restaurant à Shibuya, transports en commun, etc.

Décision prise au printemps pour les spectateurs

Des tests réguliers seront pratiqués sur l'ensemble de la famille olympique. Toute personne dont la température sera supérieure à 37,5 degrés ne pourra avoir accès au site de compétition. Et même si l'on ignore encore la présence ou non de spectateurs (la décision sera prise au printemps), ces Jeux devraient être les moins bruyants de l'histoire. On pourra en effet applaudir mais pas chanter en tribune pour ne pas favoriser la propagation du virus…

« Une procédure est en place » mais les responsables des Jeux n'ont pas encore détaillé le barème de sanctions (retrait d'accréditation, quarantaine stricte à observer…) en cas de violation des règles et comptent sur la responsabilité individuelle et le sens du collectif des participants. « La sûreté et la sécurité sont devenues la priorité absolue de chacun, note Nakamura Hidemasa, responsable de la livraison des Jeux de Tokyo 2020. Nous espérons donner la garantie que si tous respectent les règles lors de leur participation aux Jeux, ces derniers pourront avoir lieu en toute sécurité. »