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Violences faites aux jeunes femmes : les 16-20 ans sont les plus touchées

Pour la première fois, une analyse précise sur la réalité des violences faites aux jeunes femmes a été menée par l’association En avant toute(s), à travers le tchat commentonsaime.fr.

 Parmi les moins de 26 ans, la tranche d’âge 16-20 ans est la plus touchée par les violences faites aux femmes et représente 47 % des victimes. (Illustration)
Parmi les moins de 26 ans, la tranche d’âge 16-20 ans est la plus touchée par les violences faites aux femmes et représente 47 % des victimes. (Illustration) LP/Frédéric Dugit

Age des victimes, contexte (économique, familial, etc.), l'association à l'initiative du tchat commentonsaime.fr a passé sa messagerie au crible. A l'occasion de la journée internationale des droits des filles, ce dimanche, En avant toute(s) dresse un portrait inédit des jeunes femmes victimes de violences.

Parmi les moins de 26 ans, la tranche d'âge 16-20 ans est la plus touchée par les violences faites aux femmes et représente 47 % des victimes. Elles ont en moyenne 20 ans au moment des faits.

Loin des clichés de l'agression sexuelle faisant suite à une mauvaise rencontre, les jeunes femmes sont, comme leurs aînées, principalement victimes de leurs conjoints (33,3 %) ou ex-conjoints (26,7 % des cas). Dans 70 % des cas, elles sont aussi plus jeunes que leur agresseur (de 1 à 12 ans de moins). Une position de domination renforcée par une dépendance financière prégnante.

«Les jeunes femmes s'opposent plus à la violence que leurs aînées»

« Cette position de domination de la personne violente sur la personne victime entraîne une emprise durable. Dans 58,4 % des cas, une personne de moins de 26 ans victime reste enfermée dans sa relation deux ans ou plus », précise l'enquête. Les quatre types de violences les plus déclarés sont celles psychologiques, verbales, puis sexuelles et enfin physiques. A noter que la jalousie est un prétexte couramment utilisé par la personne violente pour justifier ses actes (24 % des cas).

Une note d'espoir tout de même : les jeunes femmes s'opposent plus à la violence que leurs aînées (respectivement 33,3 % des démarches informelles contre 19 %). Ces chiffres montrent que les personnes jeunes ne sont en rien inactives et entreprennent des démarches afin de sortir des violences par leurs propres moyens.