Vaccination : le nombre de premières doses administrées chute presque partout en France

La cadence de vaccination baisse dans 70 départements. De nouvelles livraisons de doses sont attendues tout au long du mois de février.

 A Taverny,  dans le Val-d'Oise, où le nombre de vaccins administrés a chuté de 25% en une semaine.
A Taverny, dans le Val-d'Oise, où le nombre de vaccins administrés a chuté de 25% en une semaine. LP / Philippe de Poulpiquet

Après des débuts timides et une montée en force tout au long du mois de janvier 2021, la vaccination française marque le pas.

La semaine dernière, du 25 au 31 janvier, moins de 482 000 soignants ou résidents d'Ehpad avaient reçu au moins une dose. La semaine précédente, on en comptait plus de 612 000. Une chute de plus de 20%.

Vaccination  : le nombre de premières doses administrées chute presque partout en France

Tous les territoires ne sont pas logés à la même enseigne, chaque établissement dépendant de stocks, livrés par régions et répartis par pays européens.

Une situation qui devrait encore durer près d'un mois, selon le Ministère des Solidarités et de la Santé qui lie ces délais aux difficultés des laboratoires pour produire et livrer les flacons.

Le rythme s'est accéléré dans quelques départements, ruraux principalement

Le nombre de personnes ayant reçu au moins une dose chaque jour, publié quotidiennement par Santé Publique France, est en berne dans 70 des 96 départements métropolitains.

En une semaine, la chute est particulièrement marquée en Meurthe-et-Moselle, dans le Nord, les Bouches-du-Rhône, avec 10 600, 9 800 et 9100 personnes concernées en moins respectivement. Proportionnellement, c'est encore en Meurthe-et-Moselle (-88%), dans l'Aisne (-80% ) et en Ille-et-Vilaine (-69%) que la baisse est la plus marquée.

Vaccination  : le nombre de premières doses administrées chute presque partout en France

Tous les territoires ne voient pas rouge pour autant. La cadence a continué à augmenter dans une trentaine de territoires. La seringue tourne à plein régime dans Côtes-d'Armor (+7 600 doses), le Var (+4 442 doses) et le Haut-Rhin (+4 105 doses).

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En Ile-de-France, la situation est plus contrastée. Si Paris est le deuxième département français ayant administré le plus de premières doses (48 144) depuis décembre - derrière le Nord (49 239) - la perte de vitesse est notable : les vaccinations ont baissé de 14%. Les Hauts-de-Seine (+8,7%) et la Seine-Saint-Denis (+21,9%) font figure d'exception.

Des créneaux de rendez-vous toujours aussi difficiles à obtenir

Côté prise de rendez-vous, les autorités sanitaires font état de plus de 460 000 rendez-vous à venir, allant du début du mois de février à la mi-mars. Et ce, en croisant les agendas issus des sites Doctolib, Keldoc et Maiia.

Les soignants de plus de 50 ans et les pensionnaires d'Ehpad n'ayant pas encore eu de créneau vont encore devoir attendre.

Aujourd'hui, sur les 343 établissements encore ouverts à la vaccination sur Doctolib, 299 n'affichaient plus de créneaux disponibles. Pour le reste, des créneaux d'étalant du 2 février Au 3 mars 2021. Par exemple, 81 créneaux sont disponibles à la maison de santé de Bastia Erbajolu dans les prochains jours.

Un tempo contraint par les livraisons de vaccins par les laboratoires

Le ministère de la Santé annonce de nouvelles livraisons pour jeudi prochain, 4 février. Dans leur sillage, de nombreux créneaux devraient être disponibles, qu'il s'agisse de premières ou de deuxièmes injections. S'agissant du report des deuxièmes injections, le ministère précise que seuls 5% des personnes sont concernées et aucune en Ile-de-France.

La cadence ne devrait pas s'accélérer avant la fin du mois de février, toujours selon le ministère. Si près d'un million et demi de doses ont été administrées au mois de janvier, seul un million devrait l'être en février. Un calendrier fortement dépendant des livraisons de vaccins : sur les 5,6 millions de doses de vaccins attendues en février, 3,5 millions devraient s'acheminer vers les centres de santé si l'on prend en compte les pertes.

« Le mois de mars ne ressemblera pas à février » promet-on avenue de Duquesne, les yeux rivés sur les prochaines annonces de livraisons par les laboratoires.