Vacances de février : malgré le Covid, ces Français prêts à faire leurs valises à tout prix

Malgré les contraintes sanitaires, le très fort besoin de souffler et de changer d’air pousse certains Français à s’échapper, tout en respectant (presque) toutes les règles. Les congés d’hiver pour la zone C débutent ce samedi.

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 En l’absence de remontées mécaniques, les inconditionnels de la montagne profitent de la neige autrement.
En l’absence de remontées mécaniques, les inconditionnels de la montagne profitent de la neige autrement.  IStock

Covid ou pas, partir pour s'aérer, souffler quelques jours et prendre un bol d'air salvateur. Peu importe que les remontées mécaniques soient toujours à l'arrêt ou que réserver un billet d'avion pour une destination hors Europe soit impossible. Alors que débutent, ce samedi, les congés d'hiver pour la zone C (académies de Paris, Versailles, Créteil, Toulouse et Montpellier), certains sont prêts à tout pour faire leurs valises et partir à la montagne, à mer, à la campagne et même à l'étranger. Encore faut-il, c'est vrai, en avoir les moyens.

Selon Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage, syndicat qui regroupe 3 500 agences et tour-opérateurs en France, ces accros des vacances seront moins de 100 000 sur les 3 millions qui, habituellement, s'offrent un séjour à cette période pour une semaine aux sports d'hiver ou sous les cocotiers.

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Pour eux, l'envie de s'échapper est si forte qu'elle efface les contraintes liées à la situation sanitaire. Une tendance confirmée par les résultats d'un sondage réalisé par l'institut OpinionWay pour l'ANMSM, l'association nationale des maires des stations de montagne. Pour 50 % des Français, la montagne est surtout synonyme d'air pur mais aussi de grands espaces (49 %), de calme et de détente (43 %). Seuls 27 % mettent d'abord en avant les activités de sports d'hiver comme le ski, le snowboard ou la luge. Même si la fréquentation est largement en deçà de celle espérée, notamment à cause de la fermeture des remontées mécaniques, certaines stations comme Méribel (Savoie) ou celle d'Arêches-Beaufort s'en sortent avec des taux d'occupation proches des 50 % sur les deux prochaines semaines.

Moins de partants, davantage de bons plans

Toutes les stations déploient des trésors d'ingéniosité pour attirer les touristes, mettant en avant la richesse des activités hors ski qu'elles peuvent proposer. Dans certaines, il est même possible de dévaler quelques pistes… contre l'achat d'une licence sportive temporaire auprès de l'ESF par exemple, à qui une ou deux pistes restent ouvertes, avec les remontées mécaniques correspondantes, pour une pratique « sportive » encadrée par des moniteurs. Dans la très chic Courchevel, les mordus de ski se font véhiculer en taxi, plusieurs fois par jour et au grand dam des associations écologistes locales, pour être déposés au départ de la piste bleue de deux kilomètres démarrant en haut de la station et se terminant dans le cœur du village.

Partir à l'étranger reste une option. Les destinations ne sont toutefois plus les mêmes qu'à l'habitude depuis l'annonce de l'interdiction de partir au-delà des frontières européennes. « Les tendances ont complètement changé et, même avec très peu de destinations accessibles, certains Français ressentent le besoin de voyager, observe Guillaume Rostand, porte-parole du site Internet comparateur de prix Liligo. Les recherches ont évolué vers des pays où les restrictions se sont dans le même temps assouplies : c'est notamment le cas de l'Espagne ou de l'Italie avec la réouverture des restaurants qui permet d'apprécier un petit goût de la vie d'avant. »

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Le nombre de partants restant largement inférieur à l'habitude, les offres de séjours et de locations peinent à trouver des clients. Une aubaine inédite pour profiter de bons plans, plutôt rares pour les vacances de février, mis en ligne ces derniers jours permettant de s'offrir en toute dernière minute une escapade à moindre coût. Les réductions vont de 30 à 40 % de réduction chez quelques hébergeurs comme Pierre & Vacances ou Odalys, pour une semaine à la neige ou à la mer. Chez Locatour, on annonce même des promotions « encore mieux que les soldes » avec des ristournes pouvant atteindre 50 % !