Vacances de février : destinations, annulations… les questions à se poser avant de partir

Voici ce qu’il faut savoir avant de valider ou non une réservation pour ces congés d’hiver, dans un contexte sanitaire tendu.

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 Avec la fermeture des remontées mécaniques en France, les habitués de ski alpin revoient leurs plans, parfois à la dernière minute.
Avec la fermeture des remontées mécaniques en France, les habitués de ski alpin revoient leurs plans, parfois à la dernière minute.  LP/Arnaud Journois

Pas de nouvelles mesures, mais prudence. Juste avant le début des vacances scolaires, le gouvernement a renouvelé ce jeudi ses appels à la vigilance lors de sa conférence de presse, sur fond de progression des variants plus contagieux du coronavirus. Voici ce qu'il faut savoir avant de prendre le départ.

Peut-on voyager où l'on veut en France ?

Il est tout à fait possible de partir à l'autre bout de la métropole et d'y passer autant de temps qu'on le souhaite, zones montagneuses et stations de sports d'hiver incluses, même si les remontées mécaniques restent à l'arrêt. Attention tout de même aux horaires choisis pour voyager car le couvre-feu à partir de 18 heures reste en vigueur. Pas de souci si le trajet s'effectue en avion ou en train, le billet vaut comme preuve pour justifier un déplacement qui dépasserait l'horaire limite.

Pas de tolérance en revanche pour les trajets en voiture. Si on peut se déplacer presque librement en métropole, impossible par contre de le faire pour un voyage d'agrément vers les départements et territoires d'outre-mer, sauf motif impérieux.

Quels pays étrangers restent ouverts au tourisme ?

Sauf motif impérieux encore, et comme pour les DOM-TOM, impossible de sauter dans un avion pour aller passer quelques jours dans un pays hors Europe. A l'intérieur des frontières de l'Union, seule une poignée de pays continuent d'accepter des touristes étrangers sans conditions sanitaires particulières (test PCR et/ou quarantaine à l'arrivée). C'est le cas du Portugal (à l'exception des îles de Madère et des Açores) mais il est vivement déconseillé de s'y rendre compte tenu de la flambée de l'épidémie auquel le pays fait face.

Les stations de ski helvètes (ici, Zermatt) comme la frontière restent ouvertes, sous certaines conditions. LP
Les stations de ski helvètes (ici, Zermatt) comme la frontière restent ouvertes, sous certaines conditions. LP  

On peut également aller en Suède, en Serbie, en Albanie ou encore en Suisse. Les autorités helvétiques imposent toutefois un test PCR négatif de moins de trois jours et une quarantaine de dix jours à l'arrivée pour les voyageurs venant de la région Paca. Ailleurs en Europe, la règle est soit la fermeture complète (Danemark, Chypre, Hongrie, Norvège…) soit celle d'un contrôle sanitaire strict (Allemagne, Espagne, Italie …) avec la présentation obligatoire d'un test PCR négatif et/ou un isolement une fois sur place pour sept, dix ou même quatorze jours.

Quelles sont les conditions de remboursement ?

Tout est une question de négociation. Pour un séjour réservé par l'intermédiaire d'une agence de voyages, le remboursement (avec des frais) est possible même si les clients sont plutôt invités à conserver un avoir et reporter le séjour. Pour les locations entre particuliers, notamment via des plateformes comme Airbnb ou Booking, tout dépend de la formule choisie et des conditions (avec ou sans option d'annulation et jusqu'à quelle date, avec ou sans frais…).

Les billets d'avion achetés directement auprès d'une compagnie aérienne seront, eux, plus compliqués à être remboursés intégralement, car même la fermeture des frontières ou l'obligation de « motif impérieux » pour voyager ne constituent pas, en droit aérien, des « circonstances exceptionnelles » tant que le vol réservé est maintenu.

Est-il raisonnable de partir à la dernière minute ?

Réserver un séjour ou la location d'un hébergement seulement deux ou trois jours avant de partir est toujours un pari. Le contexte est toutefois largement favorable à l'option « dernière minute ». D'abord parce que l'offre est bien supérieure à la demande mais aussi parce qu'elle permet de se décider en fonction des nouvelles mesures qui pourraient être prises par les pouvoirs publics. Des restrictions qui peuvent évoluer rapidement, d'un jour ou d'une semaine à l'autre, en fonction de la situation sanitaire.