Vacances à l’étranger : où pouvez-vous partir et à quelles conditions ?

Entre la situation sanitaire très mouvante et les réglementations qui évoluent en permanence, pas facile de s’y retrouver. Voici les toutes dernières recommandations pour savoir à quoi s’attendre avant de partir à l’étranger.

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 Malgré les recommandations du Premier ministre Jean Castex, quelques touristes français débarquent en Catalogne et à Barcelone pour leurs vacances.
Malgré les recommandations du Premier ministre Jean Castex, quelques touristes français débarquent en Catalogne et à Barcelone pour leurs vacances. LP/Frédéric Dugit

Si la très grande majorité des vacanciers français restent sagement en France pour leurs congés - 86 % de ceux qui partent contre 75 % l'an dernier - impossible pour certains d'imaginer passer l'été sans avoir séjourné dans un pays étranger ou en Outre-Mer. Ces derniers doivent toutefois faire avec des mesures sanitaires changeantes et plus ou moins restrictives en fonction de la zone qu'ils souhaitent visiter.

Les voyages au long cours sont compliqués. Impossible par exemple d'imaginer aller aux Etats-Unis, au Brésil ou encore en Australie. Il est par contre tout à fait envisageable de se rendre dans un pays européen. Attention toutefois aux conditions imposées aux visiteurs étrangers : les règles, parfois contraignantes, peuvent être différentes d'un pays à l'autre et, surtout, changer radicalement d'un jour à l'autre en fonction de la situation épidémique. Voici ce qu'il faut savoir pour les territoires les plus prisés des Français à chaque période estivale.

Espagne, Portugal, Italie : ouverts, mais attention à la Catalogne

Les deux pays de la péninsule ibérique et l'Italie sont accessibles aux touristes sans restrictions. L' Espagne impose tout de même, depuis le 1 er juillet, de remplir un formulaire de santé publique qui génère un QR code à présenter sur demande à l'arrivée dans le pays.

S'il n'y a pas de problème particulier à se rendre dans les îles des Baléares ou des Canaries, attention à la région catalane, elle aussi très fréquentée par les Français. Sur place, à Barcelone et dans de nombreuses communes aux alentours, le port du masque est obligatoire dans la rue et la population est incitée à rester chez elle. Des règles bien peu compatibles avec un esprit « vacances ». La situation épidémique y reste « évolutive » et le ministère des Affaires étrangères déconseille de s'y rendre « le temps que la situation se rétablisse ». Pire, le Quai d'Orsay incite « fortement » les ressortissants français qui se trouvent actuellement en Catalogne et à Barcelone de rentrer et de pratiquer un test de dépistage.

Grèce : un contrôle aléatoire

La Grèce a assoupli ses règles d'arrivée aux frontières. Plus de quarantaine pour les voyageurs en provenance d'un aéroport d'Ile-de-France comme cela était le cas en juin mais des contrôles aléatoires à l'aéroport d'Athènes. Certains passagers, tirés au sort, sont soumis à un test et doivent, en cas de positivité, se soumettre à un isolement pendant 14 jours à la charge de l'État grec. Mieux vaut donc être sûr de ne pas avoir de symptômes pouvant ressembler à ceux du coronavirus être avant de partir.

Royaume-Uni : voyage sous surveillance

La quarantaine imposée début juin aux voyageurs étrangers, dont les Français, n'est plus en vigueur depuis le 10 juillet. Il est donc tout à fait possible de se rendre quelques jours à Londres, ou dans l'un des pays du Royaume-Uni (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse ou Irlande du Nord).

Seule condition : remplir un formulaire détaillé (identité, itinéraire sur place, lieu de résidence…) moins de 48 heures avant le départ. Le risque de se voir confiné reste tout de même réel car les autorités britanniques révisent toutes les trois semaines les règles d'accès aux frontières. En cas de résurgence du virus, elles peuvent donc immédiatement décider de les refermer.

Maroc : frontières ouvertes mais infranchissables

Même si, officiellement, le Maroc a annoncé la réouverture de ses frontières le 14 juillet, pour permettre le retour de ses ressortissants et les départs des résidents étrangers vivant sur place, il est (presque) impossible de s'y rendre en touriste : les liaisons aériennes et maritimes en provenance et à destination de la France restent, elles, inaccessibles aux voyageurs qui n'ont aucun lien avec le pays.

Seule solution : embarquer dans un autocar pour rallier le pays en passant par l'Espagne. Le Quai d'Orsay conseille de son côté de reporter tout voyage au Maroc, où l' état d'urgence sanitaire est prolongé jusqu'au 10 août. Celles et ceux qui veulent tout de même tenter l'aventure devront présenter deux tests Covid (PCR et sérologique) datant de moins de 48 heures aux autorités.

DOM-TOM : pas de quarantaine mais un test à fournir

Depuis le 18 juillet, les vacanciers qui veulent aller profiter des plages de la Martinique et de la Guadeloupe ou crapahuter dans les cirques de l'île de la Réunion doivent justifier, à l'embarquement de leur vol, d'un test Covid-19 négatif réalisé dans les 72 heures avant le départ.

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Autre formalité : signer une attestation sur l'honneur qu'ils ne présentent pas de symptômes et qu'ils n'ont pas, à leur connaissance, fréquenté une personne confirmée positive au coronavirus. Sans ces documents, la compagnie aérienne peut refuser l'embarquement.