Une étiquette dans la chaussure pour sécuriser les seniors désorientés dans les Ehpad

L’entreprise rennaise LiveStep a mis au point un système qui déclenche une alerte en cas de sortie inopinée d’un Ehpad.

 L’étiquette placée dans la chaussure d’une personne âgée vulnérable permet une alerte du personnel soignant par ondes radio.
L’étiquette placée dans la chaussure d’une personne âgée vulnérable permet une alerte du personnel soignant par ondes radio. DR

Confinement ou pas, les Ehpad ne devraient pas être des prisons pour ceux qui y vivent. Pour autant, il est parfois difficile pour les soignants d'assurer la sécurité de certains résidents atteints de troubles cognitifs ou de la maladie d' Alzheimer. Afin qu'ils puissent se déplacer sans danger, « Les Jardins du Castel » à Châteaugiron, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), ont décidé de miser sur les nouvelles technologies.

« Nous nous sommes rendu compte que pour protéger quelques résidents, nous étions parfois obligés de fermer les portes car certains n'ont pas la notion du danger. Or, cela empêchait la libre circulation de la majorité », explique Michel Barbé, le directeur. Il teste donc depuis plus d'un an un nouveau système anti-errance mis au point par la société rennaise LiveStep.

Des étiquettes RFID sont glissées à l'intérieur des chaussures de quelques résidents avec leur accord ou celui d'une personne de confiance (souvent un membre de la famille) s'ils ne peuvent exprimer leur avis. Souples et très fines, elles sont quasi invisibles et ne nécessitent aucune pile. Des antennes de détection sont installées en parallèle sous les paillassons des sorties à risque. Dès qu'un résident y pose le pied, le dispositif envoie une alerte aux soignants qui peuvent ainsi éviter les fugues et accidents.

« Notre solution est discrète et non stigmatisante. Il n'y a pas de géolocalisation intégrée », observe Franck Le Dortz, cofondateur de Livestep. Contrairement à d'autres dispositifs qui se présentent sous la forme de bracelet ou de balise accrochée à la ceinture, il ne surveille pas et n'enregistre pas tous les déplacements des personnes équipées. Déjà installé dans deux Ehpad bretons et plusieurs unités de soins de suite, le système devrait être déployé dans le reste de la France cette année.