Une agence de voyages normande se consacre à la généalogie

Racines Voyages, une agence touristique installée à Carpiquet (Calvados), propose pour la première fois en France des séjours thématiques autour de la généalogie.

 L’agence Racines Voyages propose plusieurs ateliers consacrés à la généalogie.
L’agence Racines Voyages propose plusieurs ateliers consacrés à la généalogie. Bertrand Fizel

« Ce week-end, j'ai enfin appris comment mes parents s'étaient rencontrés ! », s'exclame Anny Poursinnof, 70 ans, une Parisienne venue passer les quelques jours dans le Calvados proposés par l'agence Racines Voyages, la première agence de voyages en France consacrée à la généalogie. « Un week-end de loisirs en immersion avec une généalogiste professionnelle capable de vous accompagner concrètement dans vos recherches. Le tout dans un environnement très chaleureux et bienveillant », explique cette généalogiste amatrice.

« Mon grand-père paternel est né en Russie. Il est décédé quand j'avais 13 ans. Il me fascinait mais je ne savais pas grand-chose de lui. C'est comme ça que j'ai commencé à m'intéresser à la généalogie. Pour retrouver sa trace, ce qu'il faisait, qui il a été. Et ça a été le début d'une aventure incroyable qui m'a fait découvrir un secret de famille, l'existence cachée d'un de mes oncles jusqu'à la révélation de ce week-end. »

Des lieux forts et de bonnes tables

Racines Voyages, l'agence touristique un peu particulière dont parle Anny Poursinnof est installée à Carpiquet, tout près de Caen, dans le Calvados. « J'ai créé cette agence il y a un an, au départ essentiellement pour une clientèle québécoise, raconte la fondatrice, Marie-Claire Prestavoine. En effet, de nombreux Normands ont émigré vers le Québec au XVIIe siècle. Et, aujourd'hui, nombre de leurs descendants souhaitent revenir en Normandie, comme en pèlerinage, pour retrouver leurs racines, la terre d'où sont partis leurs aïeux. J'ai donc commencé à concocter des séjours généalogie très ciblés autour de chacune de leurs histoires. Et on agrémentait ces vacances par la visite de sites patrimoniaux remarquables et la gastronomie régionale… »

Mais la crise sanitaire est arrivée et les Québécois ont peu à peu cessé de venir en France. « Il a donc fallu repenser le projet et s'adapter à la demande française. C'est ainsi qu'on a commencé à organiser des week-ends thématiques avec une généalogiste professionnelle qui donne des clés pour progresser dans votre approche, que vous soyez débutants ou avancés, et qui vous aide à déchiffrer vos recherches. Je vous assure que ça génère à chaque fois des moments incroyablement chaleureux, d'autant qu'on choisit toujours des lieux forts, chargés d'histoire, et de très bonnes tables ! »

Julie Boyer, 40 ans, est ainsi venue depuis le Tarn pour participer à l'un de ces week-ends généalogie. « C'est vraiment une merveilleuse découverte. Moi, je m'intéresse à mes deux grands-pères, tous deux résistants. Ce week-end m'a permis d'en savoir davantage et surtout de découvrir des méthodes, des astuces pour continuer à creuser mon histoire plus efficacement, découvrir bien plus que leurs simples identités, qui étaient vraiment nos aïeux. C'est vraiment très précieux de partager ces moments avec d'autres qui découvrent eux aussi en direct des pans de leur vie. C'était même tellement émouvant qu'on s'est promis les uns et les autres de continuer à échanger nos cheminements réciproques. » Le chemin n'est pas terminé pour Anny Poursinnof, qui rêve maintenant de retrouver le village russe où a grandi son grand-père.