«Un bouc émissaire» : Sarkozy vole au secours du professeur Raoult

« Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de violence à son endroit », s’est désolé vendredi l’ancien chef de l’Etat, à Marseille.

 Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, le 26 septembre 2016, à Dozule, dans le Calvados.
Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, le 26 septembre 2016, à Dozule, dans le Calvados. AFP/Charly Triballeau

Au cœur d'une polémique sur sa promotion de l'hydroxychloroquine en tant que remède au Covid-19, le professeur Didier Raoult vient de recevoir un soutien de taille. A l'occasion du forum des entrepreneurs qui se tient à Marseille, c'est Nicolas Sarkozy qui a pris ce vendredi la défense du chercheur, lequel dirige dans cette ville l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection.

« Chaque crise, il faut trouver des boucs émissaires. C'est une maladie française. L'adversaire, c'est le Covid, c'est pas tel ou tel médecin et je pense notamment au professeur Raoult. Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de violence à son endroit. », s'est désolé l'ancien chef de l'Etat. Des propos accueillis par quelques applaudissements épars.

Jeudi, la Société de pathologie infectieuse de langue française a confirmé avoir saisi en juillet l'Ordre des médecins des Bouches-du-Rhône contre le Pr Didier Raoult, qu'elle accuse d'avoir fait la promotion de l'hydroxychloroquine « sans qu'aucune donnée acquise de la science ne soit clairement établie à ce sujet, et en infraction avec les recommandations des autorités de santé ».

« Pseudo-spécialistes »

« C'est un homme d'une grande qualité qui a fait son possible pour soigner au mieux ses patients, qui a sans doute fait des erreurs comme on en fait tous, moi le premier », a concédé Nicolas Sarkozy.

« Mais j'observe qu'en période de crise, il y a les pseudo-spécialistes qui se précipitent et qui disent du mal de quelqu'un. Il faut un coupable et c'est celui-là. Ça m'a paru déplacé. Je n'ai aucune compétence pour dire qui a raison et qui a tort. En tout cas, ce n'était pas le sujet. Chacun a fait comme il a pu, et lui le premier », a insisté l'ex-président de la République.

Le président LR de la région Paca, Renaud Muselier, est aussi monté au créneau jeudi pour défendre le chercheur marseillais, assurant qu'il n'avait fait, selon lui, « que respecter le serment d'Hippocrate ».