Sécurité routière: en janvier, le nombre de morts sur les routes a baissé de 35,2%

On recense 93 décès de moins qu’un an auparavant, a annoncé ce lundi la Sécurité routière.

En tout, 171 personnes ont perdu la vie en janvier 2021 sur les routes de France métropolitaine (Illustration).
En tout, 171 personnes ont perdu la vie en janvier 2021 sur les routes de France métropolitaine (Illustration). LP/Marine Legrand

C’est une baisse qui, selon un communiqué de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, s’explique en partie par le couvre-feu instauré pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Selon les chiffres de l’ONISR que nous dévoilions ce lundi matin, en janvier, le nombre de personnes tuées sur les routes de France métropolitaine a connu une baisse de 35,2 % par rapport à janvier 2020. En tout, 171 personnes ont perdu la vie, ce qui représente 93 morts de moins qu’un an auparavant. Dans le détail, le mois dernier, 89 automobilistes et 26 piétons notamment ont trouvé la mort sur les routes.

Blessés et accidents corporels en baisse

Cette baisse doit également être mise en relation avec les « chiffres particulièrement dégradés du mois de janvier 2020 », a tenu à nuancer l’organisme. « Ainsi, si on compare les chiffres de janvier 2021 avec ceux de janvier 2019, cette baisse n’est que de -28,5 % ».

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L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière note également que les autres indicateurs sont eux aussi en baisse, avec un recul des accidents corporels (3472 en janvier, soit 1068 accidents de moins que l’an passé) et du nombre de blessés (4277 personnes, soit 1403 de moins).

A l’inverse, en Outre-mer, la mortalité a augmenté en janvier par rapport au même mois de l’année précédente. Le mois dernier, 22 personnes ont perdu la vie, soit 6 de plus qu’en janvier 2020, et 330 personnes ont été blessées (50 de plus). Selon l’ONISR, les restrictions de déplacements et d’activités étaient en effet moindres qu’en métropole.

En 2020, la mortalité sur les routes de France, avec 2550 victimes, a connu son plus bas niveau historique depuis l’après-Guerre. Une baisse largement attribuée à la réduction de la circulation provoquée par la crise sanitaire.