Passeport vaccinal : l’idée fait son chemin en Israël… mais aussi en Europe

Les Israéliens ayant été vaccinés contre le Covid-19 bénéficieront d’une sorte de laissez-passer, tandis que l’Europe réfléchit à un document attestant de la vaccination pour pouvoir passer plus facilement les frontières.

 Une femme israélienne présente son certificat de vaccination après avoir reçu une deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech.
Une femme israélienne présente son certificat de vaccination après avoir reçu une deuxième injection du vaccin Pfizer-BioNTech. AFP/Jack Guez

C'est l'un des pays les plus avancés en matière de vaccination. C'est également celui qui a poussé le plus loin la réflexion sur le passeport vaccinal. Israël souhaite mettre en place un certificat qui permettrait d'accéder aux restaurants, aux musées, aux concerts ou aux rencontres sportives. Ce laissez-passer serait valable six mois après une vaccination complète ou trois jours après un test PCR négatif.

Selon la presse locale, le document permettrait aussi d'éviter les tests en cas de voyage à l'étranger et même le passage en quarantaine après un contact avec une personne contaminée. Présenté au début du mois à la Knesset, le parlement israélien, le projet n'est pas complètement finalisé. On ignore à quelle date il sera effectif, ni sous quelle forme : électronique ou papier.

Comme un carnet de vaccination international

Sur le Vieux continent aussi, l'idée fait son chemin. Mais le certificat y serait différent. Il ressemblerait davantage au carnet de vaccination international exigé pour voyager dans certains pays. La Commission européenne s'est dite favorable à un document « mutuellement reconnu », a précisé sa présidente Ursula von der Leyen.

« Si cela donne priorité ou accès à certains biens, c'est une décision politique et juridique qui doit être discutée au niveau européen », a-t-elle ajouté, alors que les Vingt-Sept tiendront jeudi un sommet de coordination face à la crise sanitaire. Mardi, le chef du gouvernement grec avait appelé l'Union à adopter un certificat « standardisé » de vaccination pour redonner des couleurs au secteur touristique, durement touché par la pandémie.