Covid-19 : trois nouveaux vaccins à la rescousse de la campagne en France

Trois nouveaux vaccins contre le Covid-19, bientôt autorisés en France, pourraient accélérer le rythme des injections ou permettre de piquer des patients plus jeunes, y compris en pharmacie.

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 Le gouvernement souhaite que les pharmaciens soient autorisés à vaccincer contre le Covid-19.
Le gouvernement souhaite que les pharmaciens soient autorisés à vaccincer contre le Covid-19. LP/Philippe de Poulpiquet

Après ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, qui ont permis de réaliser plus de 1,5 million d'injections en France, trois nouveaux vaccins en lice dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 doivent être bientôt disponibles. Celui du groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca devrait être le prochain à pouvoir être administré en France.

L'Agence européenne des médicaments a autorisé le 29 janvier sa mise sur le marché dans l'Union européenne et la Haute Autorité de santé (HAS) française doit rendre ce mardi son avis. Les premières doses pourraient donc être disponibles dès la semaine prochaine, mais les doutes qui pèsent sur son efficacité sur les plus de 65 ans rebattent les cartes.

Les pharmaciens pourraient bientôt vacciner

Le vaccin a désormais de fortes chances d'être proposé à une population bien plus jeune que celle visée aujourd'hui. Les 400 000 premières doses, livrées à partir du 7 février, seront réservées aux soignants de moins de 50 ans. Ce n'est pas tout : le gouvernement a soumis à la HAS l'idée d'autoriser les pharmaciens à le prescrire mais aussi à l'administrer directement dans leurs officines.

« Cela permet d'inclure dans le circuit de la vaccination les professionnels de la santé en ville, les pharmaciens mais aussi les médecins généralistes et les infirmières qui ont été capables, en moins de deux mois cet hiver, de vacciner plus de 10 millions de personnes contre la grippe hivernale, se félicite Philippe Besset, président de la Fédération des pharmaciens d'officine. 700 000 nouvelles doses livrées à la mi-février seront stockées dans les pharmacies et à disposition des médecins de ville qui pourront vacciner, selon les critères de priorité en fonction de pathologies ou de classes d'âges à définir par les autorités. Je pense qu'ensuite, au mois de mars, il sera possible de recevoir une injection directement dans une pharmacie. »

Le vaccin du laboratoire américain Janssen, filiale du groupe Johnson & Johnson, va lui aussi donner un coup d'accélérateur à la campagne de vaccination. Il vient de passer avec succès ses essais cliniques de phase 3, dernière étape avant de franchir celle de l'autorisation de mise sur le marché. Il fonctionne avec la même technologie que l'AstraZeneca. Son principal atout est de nécessiter qu'une seule et unique dose. Son efficacité annoncée est de 66 % à partir du 28e jour suivant l'injection. C'est beaucoup moins que ses concurrents Pfizer et Moderna (95 %), mais bien au-dessus des 52 % exigés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Quelle efficacité face aux variants ?

Troisième solution bientôt disponible en France, le produit fabriqué par la start-up Novavax. Elle a terminé ses principales phases d'essais. L'option choisie par ce laboratoire est celle de la protéine recombinante, la même que celle utilisée par le groupe Sanofi, qui a finalement jeté l'éponge. Il affiche une efficacité de 89 %, en moyenne, après deux injections.

Un défaut tout de même, qui pourrait là encore modifier la stratégie vaccinale française : il semble bien moins efficace pour protéger du variant sud-africain du virus, avec un résultat abaissé à seulement 60 % contre ce mutant. Le laboratoire a toutefois annoncé qu'il s'attache sans tarder au développement d'un nouveau vaccin capable de lutter contre ce clone.