Covid-19 : il faudra toujours un test pour se rendre en Corse

En vigueur depuis le 19 décembre, l’obligation des tests pour se rendre en Corse est prolongée. Les tests antigéniques ne seront plus autorisés, il faudra présenter un test PCR.

 Les tests antigéniques pour aller en Corse ne seront plus autorisés.
Les tests antigéniques pour aller en Corse ne seront plus autorisés. LP/Paul Lemaire

L'obligation pour se rendre en Corse d'avoir fait un test PCR dans les 72 heures avant le départ est prolongée jusqu'au 7 mars du fait de « la menace des nouveaux variants », a annoncé mercredi la préfecture. Changement, et de taille : les tests antigéniques ne seront désormais plus acceptés.

« L'aggravation de la situation sanitaire sur le continent […] et la menace que les variants font peser sur le système de santé » expliquent « le prolongement et le renforcement du dispositif de test mis en œuvre depuis le 19 décembre », indique la préfecture, dans un communiqué.

« À compter du samedi 6 février et jusqu'au 7 mars inclus », les passagers de 11 ans ou plus se rendant en Corse « devront présenter à l'embarquement » aux compagnies de transports une déclaration sur l'honneur stipulant avoir fait un test RT-PCR « moins de 72 heures » avant d'embarquer, n'avoir pas de symptômes du Covid-19 et ne pas être positif au Covid-19.

Une situation sanitaire « favorable » en Corse

Ils devront aussi présenter « la preuve » de ce test qui ne peut désormais n'être que RT-PCR, les tests antigéniques n'étant « plus acceptés » à partir de samedi, précise la préfecture. « La raison est toute simple, avec les tests RT-PCR, nous sommes en capacité lorsqu'un test est positif de le séquencer pour rechercher les variants », a expliqué Philippe Mortel de l'Agence régionale de santé (ARS) de Corse, lors d'une conférence de presse.

La situation sanitaire en Corse est maîtrisée. Le taux de positivité au Covid-19 « reste quatre à cinq fois inférieur » sur l'île, par rapport au continent. Les autorités souhaitent donc « conserver le plus longtemps possible la situation épidémie plus favorable » et « maintenir la double filière » des soins Covid et non Covid.

Lundi, l'ARS a recommandé la suspension des visites dans les établissements médico-sociaux de l'île pendant 15 jours après la découverte de 20 cas de contamination par le variant britannique.