Royaume-Uni : les voyageurs seront soumis à deux tests Covid après leur arrivée

Le pays veut limiter le risque de propagation de variants du nouveau coronavirus jugés plus dangereux.

 Londres (Royaume-Uni), le 5 février. Un avion s’apprête à atterrir à l’aéroport londonien d’Heathrow.
Londres (Royaume-Uni), le 5 février. Un avion s’apprête à atterrir à l’aéroport londonien d’Heathrow. AFP/Adrian Dennis

Le Royaume-Uni prévoit de soumettre tous les voyageurs arrivant dans le pays à deux tests de Covid-19 après leur arrivée. Il s'agit d'éviter l'importation de variants du nouveau coronavirus, rapportent plusieurs médias britanniques.

Le ministre de la Santé, Matt Hancock, doit annoncer ce mardi devant les députés cette mesure qui prévoit, selon les médias, un test aux deuxième et huitième jours d'une quarantaine obligatoire de dix jours. Cette mesure s'ajoute aussi à l'obligation, pour tous les voyageurs arrivant au Royaume-Uni, de présenter un test anti-Covid négatif avant leur départ.

« Renforcer notre régime de tests pour couvrir toutes les arrivées pendant leur isolement offrira un niveau de protection supplémentaire, et nous permettra de mieux déceler les nouveaux cas qui pourraient être apportés dans ce pays et nous donnera plus d'opportunités de détecter de nouveaux variants », a indiqué un porte-parole du ministère de la Santé, sans fournir davantage de détails.

Matt Hancock doit détailler aussi les modalités d'isolement à l'hôtel, à partir du 15 février, pour les résidents britanniques arrivant d'une trentaine de pays considérés comme à haut risque, notamment l'Afrique du Sud où circule un nouveau variant considéré comme plus virulent.

Plus de 12 millions de premières doses de vaccins administrées

Déplorant près de 113 000 morts, le pire bilan d'Europe, le Royaume-Uni est actuellement soumis à un strict confinement après avoir subi une flambée des contaminations attribuée au variant plus contagieux apparu dans le sud de l'Angleterre. Il table sur la vaccination pour pouvoir relâcher progressivement les restrictions, et a déjà administré près de 12,3 millions de premières doses depuis le lancement de la campagne début décembre.

Il durcit en parallèle le dispositif à ses frontières, de crainte d'importer des variants résistant aux vaccins. Une étude a notamment démontré une faible efficacité chez les jeunes adultes de celui développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford contre les formes légères du Covid-19.