Les Deux-Alpes rouvrent leur glacier ce week-end : «Le masque au ski, ça tient chaud !»

La neige étant au rendez-vous de la Toussaint, la station iséroise est l’une des stations alpines à rouvrir son glacier ce week-end. Un test grandeur nature pour la saison à venir, sous le signe du Covid-19.

 Premières descentes de la saison pour les passionnés de ski de piste, alors que la station a mis en place un protocole sanitaire important.
Premières descentes de la saison pour les passionnés de ski de piste, alors que la station a mis en place un protocole sanitaire important. LP/Thomas Pueyo

Un grand ciel bleu et de la belle neige fraîche au-dessus d'une mer de nuages. Voici le paysage idyllique qu'ont apprécié samedi les skieurs venus profiter des premiers virages de la saison, sur le glacier des Deux-Alpes (Isère). « Avec le Covid-19, on a vraiment besoin de s'aérer », s'extasie Pierre, un Grenoblois.

Cela faisait deux automnes que la station iséroise n'avait pu ouvrir dès les vacances de la Toussaint, faute d'or blanc. Les récentes chutes de neige permettent un retour à la normale, même s'il faut composer avec les mesures sanitaires pour profiter des joies du ski.

« On nous a dit de mettre le masque dans les remontées mécaniques et dans les files d'attente. Si c'est le prix à payer pour s'amuser sur les skis, ça ne me gêne pas », confie Philippe, retraité lyonnais, dans la télécabine qui le hisse à 3 200 m d'altitude.

Du retard sur les réservations

Certains y voient même des avantages alors que le mercure affiche moins 5 degrés. « Le masque, ça tient chaud ! » plaisante Camille, une jeune snowboardeuse, ayant investi dans un modèle conçu pour les sports d'hiver. La contrainte passe un peu moins chez les plus jeunes. Mila, 8 ans, qui arrive d'Aix-en-Provence avec sa famille, se plaint poliment : « Ça gêne un petit peu, j'arrive pas à respirer l'air pur. » Il lui faut attendre la descente pour ôter son masque et sentir la brise sur son visage.

« Les mesures mises en place aux Deux-Alpes sont un test grandeur nature pour cet hiver. Et on estime que c'est gérable », rassure Eric Bouchet, directeur de l'office de tourisme. Il se montre plus inquiet sur les réservations : « On est en retrait de 30 % par rapport à l'an dernier. On espère se rattraper sur les offres de dernière minute. »