Le «quoi qu’il en coûte», AstraZeneca, Génération identitaire et sarcophages : les infos à retenir ce mardi midi

Voici les principales actualités de ce mardi 26 janvier à la mi-journée.

 LP/Delphine Goldsztejn, DR/GI, REUTERS/Dado Ruvic, #PRESSE30

L'info à ne pas rater

Le « quoi qu'il en coûte » est-il éternel? Alors que les indicateurs virent au rouge et que l'exécutif s'apprête, peut-être, à claquemurer le pays une troisième fois, la pérennité des aides gouvernementales est en question. Avec 15 milliards de soutien rien que cet automne, et une dette galopante, les autorités savent qu'un troisième confinement plongerait les comptes dans de nouvelles profondeurs. Et pourtant, ce matin sur RTL, Elisabeth Borne l'a assuré, « Il n'y a aucun doute : le quoi qu'il en coûte durera aussi longtemps que la crise le nécessitera. La semaine dernière pourtant, son collègue des comptes publics Olivier Dussopt appelait justement à sortir de cette logique.

Pour éviter d'avoir à sortir le chéquier, de miner un peu plus le moral des Français et peut-être d'avoir à faire face à une violente vague de contestation comme aux Pays-Bas, le gouvernement planche encore sur des coups de frein moins violents qu'un confinement, même si les scientifiques semblent à ce stade unanimes sur la nécessité du pire des scénarios.

Ce qu'il faut retenir aussi

  • La France maintient le délai entre les deux doses de vaccin. Olivier Véran a annoncé à la mi-journée que le délai entre les deux injections du vaccin Pfizer était maintenu à «trois à quatre semaines», alors que certains appelaient à étendre ce délai pour avoir plus de doses disponibles pour la première injection. Toujours sur le plan des vaccins, attendu avec impatience pour protéger massivement nombre d’Européens avant l’été, le vaccin d’AstraZeneca est déjà l’objet de retards de production alors qu’il n’est pas encore autorisé. Pis, le laboratoire, encore montré du doigt par Ursula Von der Leyen ce matin, doit se battre contre des rumeurs de la presse allemande , faisant état d’une efficacité quasiment nulle sur les personnes âgées.
  • Grève des enseignants. Salaires jugés trop bas, crise sanitaire… Les personnels de l’éducation nationale, rejoints par les infirmières scolaires mais aussi les lycéens et les étudiants, veulent faire entendre leur voix. Ils sont appelés à faire grève et se mobiliser partout en France ce mardi.
  • Génération identitaire dans le collimateur de Beauvau. « Scandalisé » par les opérations anti-migrants de Génération identitaire dans les Alpes et les Pyrénées, Gérald Darmanin a annoncé ce matin avoir demandé à ses services de réunir les éléments permettant de dissoudre le groupuscule d’extrême droite.
  • Meurtre du petit Jonathan. Cet homme, déjà condamné pour trois homicides d’enfants et des dizaines d’agressions sexuelles, avait été remis aux autorités françaises il y a quelques jours. Martin Ney, un Allemand de 50 ans, vient d’être mis en examen 17 ans après le meurtre de Jonathan Coulom en 2004 à Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique).

L'info inattendue

Le mystère des sarcophages de plomb. On le sait peu mais la cité gallo-romaine de Rotomagus (aujourd'hui Rouen) vécut son apogée au IIIe siècle après Jésus-Christ. Carrefour diplomatique et commercial important de l'Empire, elle subit toutes les influences de l'époque. A chaque coup de pioche aujourd'hui, les archéologues y retrouvent des vestiges. Et parfois, on tombe sur des trésors, comme ces très rares sarcophages et urnes en plomb datant du IIIe ou IVe siècle après J.-C., que la Métropole a décidé de faire restaurer. Pourquoi le plomb, surtout utilisé par les Romains pour les canalisations et la construction? Quelles techniques pour plier les feuilles de plomb? Où allaient-ils s'en procurer? Voilà une occasion unique pour les scientifiques de se pencher sur l'histoire des rites funéraires et l'utilisation méconnue du plomb à cette époque.