Le menu végétarien proposé une fois par semaine dans une école sur trois

En 2018, la proportion était quasiment inverse avec 69 % des élèves qui n’avaient pas accès cette offre.

 L’offre d’un repas végétarien par semaine est mieux respectée dans les écoles primaires que dans les collèges et lycées. (illustration)
L’offre d’un repas végétarien par semaine est mieux respectée dans les écoles primaires que dans les collèges et lycées. (illustration) LP

Le principe du repas sans viande ni poisson progresse dans les cantines scolaires. D'après une étude réalisée par l'organisation non-gouvernementale (ONG) Greenpeace, près d'un établissement sur trois propose désormais un tel repas à ses élèves.

Depuis la loi Egalim de 2018, dite aussi loi alimentation, une expérimentation de deux ans rend obligatoire le repas végétarien une fois par semaine à la cantine. D'après l'enquête de l'ONG, cette obligation serait largement respectée puisque seuls 6 % des communes ne s'y tiendraient pas et 20 % le feraient seulement « de temps en temps ». 74 % des élèves mangent donc végétarien une fois par semaine.

L'étude a été réalisée sur le principe de la contribution pendant les trois premiers mois de l'année. Elle a permis de couvrir plus de 200 communes correspondant à 57 % de la « population écolière ». D'après les données recueillies, 71 % des communes proposent le repas végétarien une fois par semaine. Quelques-unes vont au-delà : 3 % le font deux fois par semaine ou plus.

Diversification des menus

Greenpeace rappelle qu'avant la loi Egalim, « 69 % des enfants n'avaient d'autre choix que de consommer de la viande dans leur cantine scolaire ». Outre cette inversion de tendance, l'ONG insiste sur le bénéfice pour la planète de cette expérimentation. La consommation de viande et de poisson à tous les repas a des conséquences sur le réchauffement climatique en raison des quantités en jeu et de leur mode de production, qu'il s'agisse de la consommation d'eau, des émissions de gaz ou de la déforestation. A l'échelle de la France, « la restauration scolaire représente plus d'un milliard de repas par an, de la maternelle au lycée. Douze millions d'élèves sont concernés ».

La massification du repas végétarien à l'école s'accompagne également d'une plus grande variété de l'offre, explique Greenpeace. « Là où quelques années auparavant une majorité d'omelettes était servie, on observe aujourd'hui une diversification des menus avec plus de la moitié d'entre eux qui sont composés de protéines végétales (dhal lentilles-coco, couscous végétarien…). »

L'ONG met en avant d'autres avantages. Non seulement ces menus végétariens permettent de réduire les coûts pour les collectivités mais aussi d'investir dans des productions locales.

Des progrès restent néanmoins à faire pour appliquer la loi dans les collèges et lycées. D'après l'enquête participative, « 41 % des collèges et 48 % des lycées n'ont pas mis en place l'expérimentation ». Greenpeace y voit un enjeu de taille, « 24 % des gaz à effet de serre émis par la France étant dus à la production de notre alimentation et en premier lieu à l'élevage ».