L’autre «Tour de France» d’un ancien banquier

Tout jeune retraité, un Lotois s’est lancé dans un tour de France qui suit au plus près les contours du pays. Une performance sportive au profit de deux associations.

 PHOTO HAUTE DEFPhilippe Sudres au sommet du col du Galibier, dans les Alpes.Philippe Sudres réalise le tour de France à vélo au plus près des frontières.Ouverture Double Régions
PHOTO HAUTE DEFPhilippe Sudres au sommet du col du Galibier, dans les Alpes.Philippe Sudres réalise le tour de France à vélo au plus près des frontières.Ouverture Double Régions Philippe Sudres

Il est parti de Biarritz le 20 août dernier et le voilà déjà, un mois plus tard, dans le Grand Est. A 64 ans, Philippe Sudres, ancien cadre dans une banque, s'est lancé un défi après 40 ans de carrière : faire le tour de la France, au plus près de ses frontières. « C'est une sorte de trait d'union entre ma nouvelle vie, la retraite, et l'ancienne », raconte celui qui a quitté son bureau toulousain en juillet.

Ce passionné de vélo, président du Rotary Club Toulouse Sud, pédale au profit de deux associations. « Hôpital Sourire améliore le quotidien des enfants hospitalisés et héberge les parents. ATEurope est dédiée à une maladie orpheline qui touche Romane, la jeune fille d'un collègue. » Le mat qui orne son vélo, décoré des fanions des deux associations, attire l'attention. En publiant des photos de son périple sur son site, Philippe Sudres encourage les particuliers à faire des dons et se félicite de la chaîne de solidarité qui s'est mise en place.

Le retour à Biarritz prévu le 25 octobre

En plus du soutien de collectivités, il peut compter sur les dons des Rotary Club de ses différentes villes-étapes. « Ils m'hébergent aussi et m'invitent à dîner. Mais je ne prends pas d'alcool et je suis au lit à 21h30 », insiste-t-il, conscient qu'il doit ménager ses forces même s'il a déjà passé Pyrénées, Alpes et Jura, les trois massifs les plus durs.

En montagne, ses exploits marquent les esprits alors qu'il grimpe sur un engin de 25 kg. « En haut du col de la Bonette, la plus haute route d'Europe à plus de 2700 m, j'ai rencontré trois jeunes qui m'ont dit : Jamais on ne monterait avec ton vélo ! » En partant à 7h30 ou 8 heures tous les matins, il pédale de 80 à 100 km jusqu'en milieu d'après-midi et s'octroie une journée de repas toutes les dix étapes. Un rythme qui lui permet aujourd'hui de suivre le planning qu'il s'était fixé. « Si je n'ai pas de problème physique ou mécanique, je devrais être de retour à Biarritz le 25 octobre », annonce fièrement celui qui aura alors bouclé un périple de plus de 6200 km.