Ile-de-France : les malades du Covid-19 occupent 20% des lits en réanimation

Le directeur général de l’agence régionale de santé (ARS) s’attend à « une forte tension dans 15 jours-trois semaines » à venir.

 Le 28 avril 2020, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), à Paris (photo d’illustration).
Le 28 avril 2020, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), à Paris (photo d’illustration). LP/ Guillaume Georges

Environ 20 % des lits en réanimation sont occupés par des patients atteint du Covid-19 en Ile-de-France, a indiqué sur Europe 1 samedi Aurélien Rousseau, le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS), qui s'attend à « une forte tension dans 15 jours/3 semaines ».

« En Ile-de-France, on est en progression, avec 2500 personnes atteintes du Covid à l'hôpital et 250 en réanimation, ça signifie que 20 % à peu près des lits de réanimation sont occupés par des personnes avec le Covid », a-t-il détaillé. Si la progression est « lente », « ce sont des chiffres importants », estime-t-il, avec encore 27 nouveaux patients admis en réanimation la veille.

« La réanimation dans cette nouvelle phase est mieux ciblée sur les cas graves », avec « une baisse de la durée moyenne de l'hospitalisation en réanimation », mais il anticipe toute de même « une très grande tension dans 15 jours/3 semaines » avec le risque de « devoir s'interroger sur des déprogrammations (d'opérations) ciblées ».

20 nouveaux centres de dépistage dans la région

Sur les capacités de dépistage, il a estimé que si la progression quantitative était « impressionnante », le nombre de tests passant de 45 000 en juin à 230 000 la semaine dernière dans la région, « on a perdu en qualité, en respect des personnes prioritaires ».

« C'est ce qu'on est en train de remettre en ordre », a-t-il assuré, mentionnant 20 nouveaux centres de dépistage ouverts dans la région à partir de lundi : deux par département et 6 à Paris « vu la densité ».

« On va être capable de donner les résultats en 24 heures pour les personnes prioritaires », c'est-à-dire ceux qui sont adressés par le médecin, qui ont des symptômes, sont des cas contacts, et les personnels de santé et Ehpad, a-t-il précisé.

« Notre but c'est de continuer à assurer ces tests massivement mais d'assumer que quand vous n'avez aucun symptôme, quand vous n'avez pas été en contact avec une personne malade, vous pouvez attendre 5 ou 6 jours avant d'avoir un test », souligne-t-il.