Il voulait rejoindre sa femme en Ehpad, mais des squatteurs l’en empêchent

Roland, retraité toulousain de 88 ans, comptait vendre sa maison de Toulouse pour retrouver sa femme en Ehpad. Mais des squatteurs ont tout remis en cause.

 Le retraité ne peut expulser les squatteurs de sa maison qu’à partir du 1er juin prochain, en raison de la prolongation de la trêve hivernale.
Le retraité ne peut expulser les squatteurs de sa maison qu’à partir du 1er juin prochain, en raison de la prolongation de la trêve hivernale. LP/Denis Courtine

L'histoire d' un couple de retraités lyonnais, dont la maison secondaire était squattée, avait fait grand bruit en septembre. Roland, un retraité de 88 ans, subit actuellement la même mésaventure pour sa maison, située à Toulouse (Haute-Garonne).

Alors que, depuis 2018, ce dernier loue un studio à Albi, à proximité de l'Ehpad où réside sa femme, il apprend que l'accès à sa maison n'est plus possible. Des personnes la squattent. « Mon grand-père l'avait fait construire quand ma mère avait deux ans, confie sa petite-fille. J'y suis née. J'y ai encore mes cours de lycée et de fac. Il y a des meubles, les lits étaient faits… »

« Récupérer le fruit de la vente pour vivre décemment »

Après un dépôt de plainte, un jugement du 23 octobre ordonne l'expulsion des squatteurs… seulement à partir du 1er juin prochain, en raison de la prolongation de la trêve hivernale. Une décision « difficile à comprendre », qui pousse aujourd'hui le fils de Roland, ancien salarié à La Dépêche du Midi, à alerter les médias.

« C'est un cri de révolte de se voir spolier de sa maison », explique la petite-fille, visiblement émue. La situation est d'autant plus dure à accepter que Roland comptait vendre son bien pour financer son séjour en Ehpad aux côtés de son épouse. « Il veut récupérer le fruit de la vente pour vivre décemment, c'est tout. Nous ne voulons pas de violence mais simplement qu'ils quittent les lieux, même si on ne sait pas dans quel état on va les récupérer. »

Contactée lundi par la préfecture, la Toulousaine explique être dans l'attente d'une solution pour voir ses grands-parents réunis.