Harcèlement de rue : campagne d’affichage à Mulhouse après l’agression de deux étudiantes

Après l’agression de deux jeunes femmes parce que l’une d’elles portait une jupe la semaine dernière, la mairie de la cité haut-rhinoise s’engage contre les violences sexistes.

 Suite à l'agression de deux jeunes femmes parce qu'elles portaient une jupe, la Ville de Mulhouse lance une campagne d'affichage contre le harcèlement de rue.
Suite à l'agression de deux jeunes femmes parce qu'elles portaient une jupe, la Ville de Mulhouse lance une campagne d'affichage contre le harcèlement de rue. Ville de Mulhouse

Mulhouse n'a pas tardé à réagir. Après l'agression de deux étudiantes à une station de tramway, la Ville a lancé une campagne d'affichage contre le harcèlement de rue sur plusieurs panneaux municipaux. Celle qui portait une jupe avait été insultée par un jeune homme de 18 ans lui reprochant de « s'habiller trop court », avant d'asséner plusieurs coups à la jeune femme de 19 ans et à son amie de 20 ans, qui avait tenté de s'interposer.

Samedi, ils étaient déjà 200 personnes, hommes et femmes, à avoir répondu à l'appel du groupe Facebook « Mulhouse en jupe! » Réunis devant le centre commercial Porte Jeune, là même où les étudiantes ont été agressées, ils ont manifesté leur réprobation. « Dès que j'ai appris cette information, j'ai décidé de créer un événement Facebook pour dénoncer cette agression, déclare Clara Krumbein, à l'initiative de la manifestation. Etant donné que l'Etat n'assure plus la protection de ses citoyens, c'est à nous de prendre les choses en main. »

Un rassemblement auquel a participé Michèle Lutz, la maire (LR) de Mulhouse : « Je suis venue témoigner de mon soutien aux deux victimes. La Ville se doit d'être aux côtés de toutes les Mulhousiennes et réaffirmer le droit de se vêtir comme on le souhaite. Au-delà du port de la jupe, les messages (inscrits sur les panneaux municipaux) visent à condamner toutes formes de violences sexistes et sexuelles dans l'espace public à Mulhouse et ailleurs. »

Jugé en comparution immédiate, l'agresseur a été condamné à deux mois de prison avec sursis et 75 heures de travaux d'intérêt général.