Entre Béziers et Clermont-Ferrand, le train Aubrac s’accroche aux rails

En perte de vitesse, le train historique du Massif central est aujourd’hui menacé de fermeture, selon les syndicats.

 L’Etat et la SNCF devraient se prononcer en fin d’année sur l’avenir du train Aubrac qui relie Béziers à Clermont-Ferrand depuis 1932.
L’Etat et la SNCF devraient se prononcer en fin d’année sur l’avenir du train Aubrac qui relie Béziers à Clermont-Ferrand depuis 1932. DR Région Occitanie

Le train Aubrac reprend du service. Après trois mois d'arrêt pour travaux de maintenance sur sa ligne, reliant Béziers à Clermont-Ferrand, le voici de nouveau sur les rails. Mais pour combien de temps ? La question agite les syndicats de cheminots : « C'est un des derniers trains nationaux TET (NDLR : train qu'équilibre territorial) du Massif central mais il est délaissé par l'Etat » avance Jacky Tello, président du Comité central, qui craint une fermeture de la ligne dans les prochains mois.

Car face à l'autoroute A75 (gratuite et plus rapide) et la diminution des liaisons Intercités, l'Aubrac est en perte de vitesse. « Il y a une volonté de gain financier à très court terme guidée par une politique des transports vouée au tout routier, poursuit l'ex-cheminot. Ce sont des logiques inverses à celles de l'intérêt général, de l'aménagement du territoire et de la transition écologique. »

Réponse en fin d'année

L'Etat et la SNCF devraient se prononcer en fin d'année sur l'avenir de la ligne ferroviaire (NDLR : déjà amputé fin 2007 de son tronçon Clermont-Paris). Mais pour la région Occitanie, qui participe à son financement, celle-ci doit se maintenir à tout prix : « l'État ne peut pas se désengager, tranche Jean-Luc Gibelin, chargé des transports au conseil régional. Il doit au contraire participer davantage pour rendre ce train plus attractif en développant le fret et les wagons isolés ».

Début septembre, dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement a annoncé une enveloppe de 4,7 milliards d'euros pour le ferroviaire. Mais pour les syndicats, reste à savoir quelles lignes pourront vraiment en bénéficier.