Don du sang : «Chez nous, on est donneur de père en fils»

Jérémy, 24 ans, est très sensibilisé aux dons de sang, en berne à cause du Covid. Il travaille dans un service hospitalier où les poches d’hémoglobine peuvent sauver la vie de nourrissons.

 Jérémy donne son sang même pendant les vacances : « j’essaie de repérer les endroits où il y a un don ».
Jérémy donne son sang même pendant les vacances : « j’essaie de repérer les endroits où il y a un don ». EFS.

Jérémy a 24 ans et il donne régulièrement son sang. Une habitude qui lui vient de son père. « J'ai suivi son exemple, il m'expliquait que c'était important. On y a même parfois été ensemble », raconte ce jeune homme qui est depuis devenu infirmier.

Par contre, il confie « n'avoir jamais réussi à convaincre sa mère, qui a peur des aiguilles. J'essaie pourtant de la rassurer, vu ma profession. » Jérémy exerce dans un service hospitalier où le don du sang peut s'avérer vital : celui de la réanimation pédiatrique au CHU Necker, à Paris. « Les gens ne s'en rendent pas forcément compte, mais le don du sang est aussi essentiel pour le traitement de bébés qui ont de grosses difficultés, notamment à cause de maladies du sang. On a coutume de dire qu'un don du sang peut sauver trois vies adultes, mais comme les poches de sang sont en plus petite quantité, pour les nourrissons, un don du sang peut sauver cinq bébés. C'est un geste formidable. »

Lui-même s'est fixé un rythme minimum. « Je fais des dons au moins trois fois par an, depuis que je suis majeur. Même pendant les vacances, j'essaie de repérer les endroits où il y a un don du sang. A Paris, je me rendrai la semaine prochaine au centre Crozatier, dans le XIIe arrondissement, à côté de l'hôpital Saint-Antoine », ajoute-t-il.

Interrogé sur le recul des dons, en ce moment, à cause du Covid, Jérémy veut remotiver un nouveau public : « Pour les gens qui n'ont jamais donné, c'est vraiment le moment de le faire. Ils pourront prendre le relais des donateurs habituels, dont certains sont effectivement empêchés par les conséquences du Covid. Il faut faire preuve de solidarité, peut-être encore plus maintenant que d'habitude », conclut-il.